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Marc 9, 14-29


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eli29s
Bienheureux
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MessagePosté le: Lun 20 Mai 2013 - 11:44    Sujet du message: Marc 9, 14-29

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   Jésus et le trio favorisé de ses amis ont achevé leur débat au sujet d’Élie (9, 11-13). Ils rejoignent les autres (v.14). La présence des scribes et de la foule est la preuve qu’on est bien revenu en territoire juif, sans que marc ai signalé la fin du séjour de Jésus en pays païen (depuis 8, 27). Par ailleurs, Marc montre les disciples en train de discuter, dans la foule, avec les scribes. Il convient de rappeler ici l’énorme influence des scribes sur le peuple juif. Ces pharisiens très zélés pour Dieu, fins connaisseurs des Écritures, procèdent à un enseignement constant sous forme de discussions : le jeu des questions-réponses est leur art de soulever tous les problèmes religieux suscités par la loi de Moïse. En vrai rabbin de son temps – on vient d’en avoir une fois de plus l’illustration – Jésus utilise ce même procédé du débat avec ses disciples et même avec la foule (v.15-16). Les retrouvailles du Maître avec la foule, après une longue séparation (8,9), se passent dans un climat d’accueil chaleureux. Jésus est un rabbin connu, recherché pour la maîtrise de son enseignement et ses dons thérapeutiques. Il s’intéresse tout naturellement au contenu des « discussions » du peuple avec ces maîtres que sont les scribes. Et sa question (« de quoi parliez-vous ? ») trouve immédiatement un écho. Un homme l’aborde, dont le fils est rendu muet par un démon, (v.17). Souvenons-nous que dans la mentalité du temps, toute maladie est mise au compte d’une possession démoniaque. Mais le père continue à décrire plus précisément le mal dont son fils est atteint (v. 18a). le lecteur moderne, au travers de la description qui en est faite, n’aura aucune difficulté à diagnostiquer la maladie du jeune homme : il s’agit de l’épilepsie. Les convulsions et l’écume de la bouche en sont les symptômes habituels. Et l’homme se plaint auprès de Jésus de l’impuissance notoire de ses disciples à opérer la guérison (v. 18b). Voilà bien l’objet des « discussions » qui agitaient la foule, les scribes et les disciples. Le Maître se doit en premier, d’expliquer à tous l’incompétence de ses amis. N’ont-ils pas reçu de lui le pouvoir d’exorcisme (6, 7- 13) ? La semonce qu’il leur fait s’adresse, au –delà des disciples, au peuple juif tout entier (v. 19a). Il est « cette génération incroyante » que les prophètes accusaient déjà d’incrédulité à la puissance de Dieu (cf. par ex. Ps 94, 7-9). Jésus lance à ses contemporains un appel pressant à croire qu’en sa personne même le mal est vaincu. Et, joignant le geste à la parole, il va guérie l’enfant (v. 19b à 20a). Marc nous fait assister à une crise aigüe d’épilepsie, décrite avec beaucoup d’intensité dramatique (v. 20b). Et malgré l’urgence qu’il ya d’intervenir, Jésus prend le temps d’une information supplémentaire (v. 21). Le mal est ancien, profond ; il est peut-être de naissance. Il s’avère mortel (v.22a).

L’évangéliste prend un intérêt certain (comme Matthieu en 17, 14-21) à l’aspect très spectaculaire de l’épilepsie. Des syncopes fortuites font tomber malade n’importe où, mettant parfois sa vie en jeu. A cette évocation de la mort toujours si probable de son enfant, l’homme laisse éclater sa détresse. Il supplie avec insistance (v.22b). Le Maître n’est pas insensible à cet appel déchirant. Il voudrait cependant un acte de foi plus explicite encore (v.23). Le doute est vaincu (v.24). En demandant à Jésus de subvenir au défaut de sa foi chancelante, l’homme fait preuve d’une confiance suffisante pour entraîner l’action libératrice. C’est par une simple parole pleinement efficace que le Messie guérit l’enfant (v.25). C’est maintenant seulement que le lecteur découvre que le petit malade, très gravement atteint, avait perdu l’usage de ses facultés essentielles : la parole et l’ouïe. Sa délivrance s’opère au cours d’une crise ultime dont Marc ne laisse pas échapper la profonde signification (v.26). Il n’est pas rare que l’épilepsie, en ses phases convulsives, précipite le patient dans le coma : on peut le tenir pour mort. « Mais Jésus, lui saisissant la main, le releva et le mit debout » (v.27). Marc emploie ici, à dessein, les deux verbes : «  (se) relever » et « se mettre debout » qui expriment ailleurs la Résurrection de Jésus. Il est évident qu’il suggère de lire ce miracle, comme beaucoup d’autres, en y voyant le geste sauveur du Ressuscité qui « relève » et « remet debout » les morts (cf. 1,31 ; 2, 11 ; 5, 41-42).

   Tout l’épisode veut rappeler aux chrétiens que Jésus est bien le vainqueur du Mal et de la Mort. L’insistance que l’évangéliste met à décrire, de façon renouvelée et réaliste, les ravages causés aux humains par un mal mortel, est aussi un appel pressant à mettre toute sa foi en la personne du Sauveur. C’est la leçon fondamentale de cette histoire passionnante. La finale achève d’en convaincre (v.28). La scène est classique chez Marc. Jésus ménage à ses disciples, à l’écart de la foule, l’explication de leur impuissance d’exorcistes par lui, pourtant, patentés (v.29). La leçon est sévère. Pour venir à bout de cet espèce de mal, les disciples ne doivent pas négliger la prière. Leur seule force réside dans le fait de se tenir en présence de Dieu dans la foi.

   Marc a conduit tout ce récit avec un art consommé. Il a bien mis en contraste l’incrédulité persistante de la foule – et des disciples eux-mêmes – avec la foi exemplaire d’un anonyme. Il a mis l’accent, avec force, sur le thème unique qui domine sa narration depuis la première annonce de la Passion de Jésus (8, 31-33) et sa Transfiguration (9, 2-8), à savoir : pour ceux qui mettent leur foi en sa personne, Jésus apporte avec lui la victoire sur la souffrance et la mort. Avec ce quatrième exorcisme (cf. les trois premiers : 1, 23-26 ; 5, 1-20 ; 7, 24-30), Jésus donne une fois de plus aux scribes – et à ceux qui leur ressemblent – le témoignage d’un enseignement supérieur : en sa personne se déploie la puissance de Dieu Sauveur.

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