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Année de la foi !


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Marie
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MessagePosté le: Jeu 11 Oct 2012 - 17:44    Sujet du message: Année de la foi !

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Homélie de la messe d’ouverture de l’Année de la foi
11 octobre 2012 By Sr Marie-Noëlle Leave a Comment

11 octobre 2012En cette messe d’ouverture de l’Année de la foi, le pape Benoit XVI a prononcé une homélie dans laquelle il a évoqué le Concile Vatican II. La voici dans son intégralité:



Citation:
Vénérés frèresChers frères et soeurs,

À 50 ans de l’ouverture du Concile Oecuménique Vatican II, c’est avec une joie profonde que nous inaugurons aujourd’hui l’Année de la foi. Je suis heureux de saluer toutes les personnes présentes, en particulier Sa Sainteté Bartholomée I, Patriarche de Constantinople, ainsi que Sa Grâce Rowan Williams, Archevêque de Canterbury. J’ai une pensée spéciale pour les Patriarches et les Archevêques majeurs des Églises orientales catholiques et pour les Présidents des Conférences épiscopales. Pour faire mémoire du Concile, que certains d’entre nous ici présents et que je salue affectueusement ont eu la grâce de vivre personnellement, cette célébration est encore enrichie par quelques signes spécifiques : la procession initiale qui rappelle la procession inoubliable des Pères conciliaires lorsqu’’ils firent leur entrée solennelle dans cette Basilique ; l’intronisation de l’Evangéliaire, copie de celui-là même qui a été utilisé durant le Concile ; les sept Messages finaux du Concile ainsi que le Catéchisme de l’Église catholique que je remettrai à la fin de la Messe, avant la Bénédiction. Non seulement ces signes nous rappellent le devoir de commémoration qui est le nôtre, mais ils nous offrent aussi l’opportunité de dépasser cette perspective pour aller au-delà. Ils nous invitent à entrer plus avant dans le mouvement spirituel qui a caractérisé Vatican II, pour se l’’approprier et lui donner tout son sens. Ce sens fut et demeure la foi en Christ, la foi apostolique, animée par l’’élan intérieur qui pousse à annoncer le Christ à chaque homme et à tous les hommes pendant le pèlerinage de l’Église sur les chemins de l’histoire.
La cohérence entre l’Année de la foi que nous ouvrons aujourd’hui et le chemin que l’Église a parcouru depuis les 50 dernières années est évidente : à commencer par le Concile, puis à travers le Magistère du Serviteur de Dieu Paul VI qui, déjà en 1967, avait proclamé une « Année de la foi », jusqu’’au Grand Jubilé de l’’an 2000 par lequel le Bienheureux Jean-Paul II a proposé à nouveau à toute l’’humanité Jésus-Christ comme unique Sauveur, hier, aujourd’’hui et pour toujours. Entre ces deux pontifes, Paul VI et Jean-Paul II, existe une convergence totale et profonde précisément au sujet du Christ, centre du cosmos et de l’histoire, ainsi qu’au regard du zèle apostolique qui les a portés à l’annoncer au monde. Jésus est le centre de la foi chrétienne. Le chrétien croit en Dieu par Jésus qui nous en a révélé le visage. Il est l’’accomplissement des Écritures et leur interprète définitif. Jésus-Christ n’est pas seulement objet de la foi mais, comme le dit la Lettre aux Hébreux, il est « celui qui donne origine à la foi et la porte à sa plénitude » (He 12,2).
L’’Évangile de ce jour nous dit que Jésus, consacré par le Père dans l’Esprit-Saint, est le sujet véritable et pérenne de l’évangélisation. « L’Esprit du Seigneur est sur moi pour cela il m’’a consacré par l’’onction et m’’a envoyé annoncer aux pauvres une bonne nouvelle » (Lc 4,18). Cette mission du Christ, ce mouvement, se poursuit dans l’’espace et dans le temps, il traverse les siècles et les continents. C’’est un mouvement qui part du Père et, avec la force de l’’Esprit, porte la bonne nouvelle aux pauvres de tous les temps, au sens matériel et spirituel. L’’Église est l ’instrument premier et nécessaire de cette œœuvre du Christ parce qu’elle est unie à Lui comme le corps l’est à la tête. « Comme le Père m’’a envoyé, moi-aussi je vous envoie » (Jn 20, 21). C’’est ce qu’’a dit le Ressuscité aux disciples et, soufflant sur eux, il ajouta : « Recevez l’’Esprit Saint » (v. 22). C’est Dieu le sujet principal de l’évangélisation du monde, à travers Jésus-Christ ; mais le Christ lui-même a voulu transmettre à l’’Église sa propre mission, il l’a fait et continue de le faire jusqu’’à la fin des temps en répandant l’’Esprit-Saint sur les disciples, ce même Esprit qui se posa sur Lui et demeura en Lui durant toute sa vie terrestre, Lui donnant la force de « proclamer aux prisonniers la libération et aux aveugles la vue », de « remettre en liberté les opprimés » et de « proclamer une année de grâce du Seigneur » (Lc 4, 18-19).
Le Concile Vatican II n’a pas voulu consacrer un document spécifique au thème de la foi. Pourtant, il a été entièrement animé par la conscience et le désir de devoir, pour ainsi dire, s’’immerger à nouveau dans le mystère chrétien, afin d’’être en mesure de le proposer à nouveau efficacement à l’’homme contemporain. A cet égard, le Serviteur de Dieu Paul VI déclarait deux ans après la clôture de l’Assise conciliaire : « Si le Concile ne traite pas expressément de la foi, il en parle à chaque page, il en reconnait le caractère vital et surnaturel, il la répute entière et forte et établit sur elle toutes ses affirmations doctrinales. Il suffirait de rappeler quelques affirmations conciliaires […] pour se rendre compte de l’’importance essentielle que le Concile, en cohérence avec la tradition doctrinale de l’’Église, attribue à la foi, à la vraie foi, celle qui a pour source le Christ et pour canal le magistère de l’Eglise (Catéchèse de l’’Audience générale du 8 mars 1967). Ainsi s’exprimait Paul VI.
Mais nous devons maintenant remonter à celui qui a convoqué le Concile Vatican II et qui l’’ouvrit : le Bienheureux Jean XXIII. Dans son discours inaugural, celui-ci présenta le but principal du Concile en ces termes : « Voici ce qui intéresse le Concile Œœcuménique : que le dépôt sacré de la doctrine chrétienne soit défendu et enseigné de façon plus efficace. (…) Le but principal de ce Concile n’’est donc pas la discussion de tel ou tel thème de doctrine … pour cela il n’’est pas besoin d’’un Concile … Il est nécessaire que cette doctrine certaine et immuable, qui doit être fidèlement respectée, soit approfondie et présentée de façon à répondre aux exigences de notre temps » (AAS 54 [1962], 790.791-792)
À la lumière de ces paroles, on comprend ce que j’ai moi-même eu l’occasion d’expérimenter : durant le Concile il y avait une tension émouvante face au devoir commun de faire resplendir la vérité et la beauté de la foi dans l’aujourd’’hui de notre temps, sans pour autant sacrifier aux exigences du moment présent ni la confiner au passé : dans la foi résonne l’éternel présent de Dieu, qui transcende le temps et qui pourtant ne peut être accueillie par nous que dans notre aujourd’hui qui est unique. C’’est pourquoi je considère que la chose la plus importante, surtout pour un anniversaire aussi significatif que celui-ci, est de raviver dans toute l’’Église cette tension positive, ce désir d’’annoncer à nouveau le Christ à l’’homme contemporain. Mais afin que cet élan intérieur pour la nouvelle évangélisation ne reste pas seulement virtuel ou ne soit entaché de confusion, il faut qu’il s’appuie sur un fondement concret et précis, et ce fondement est constitué par les documents du Concile Vatican II dans lesquels il a trouvé son expression. Pour cette raison, j’ai insisté à plusieurs reprises sur la nécessité de revenir, pour ainsi dire, à la  » lettre  » du Concile – c’’est-à-dire à ses textes –pour en découvrir aussi l’’esprit authentique, et j’ai répété que le véritable héritage du Concile réside en eux. La référence aux documents protège des excès ou d’une nostalgie anachronique et ou de courses en avant et permets d’’en saisir la nouveauté dans la continuité. Le Concile n’’a rien produit de nouveau en matière de foi et n’’a pas voulu en ôter ce qui est antique. Il s’est plutôt préoccupé de faire en sorte que la même foi continue à être vécue dans l’’aujourd’’hui, continue à être une foi vivante dans un monde en mutation.
Si nous acceptons la direction authentique que le Bienheureux Jean XXIII a voulu imprimer à Vatican II, nous pourrons la rendre actuelle durant toute cette Année de la foi, dans l’’unique voie de l’’Église qui veut continuellement approfondir le dépôt de la foi que le Christ lui a confié. Les Pères conciliaires entendaient présenter la foi de façon efficace. Et s’ils se sont ouverts dans la confiance au dialogue avec le monde moderne c’est justement parce qu’’ils étaient sûrs de leur foi, de la solidité du roc sur lequel ils s’’appuyaient. En revanche, dans les années qui ont suivi, beaucoup ont accueilli sans discernement la mentalité dominante, mettant en discussion les fondements même du depositum fidei qu’’ils ne ressentaient malheureusement plus comme leurs dans toute leur vérité.
Si aujourd’hui l’Église propose une nouvelle Année de la foi ainsi que la nouvelle évangélisation, ce n’est pas pour célébrer un anniversaire, mais parce que c’’est une nécessité, plus encore qu’’il y a 50 ans ! Et la réponse à donner à cette nécessité est celle voulue par les Papes et par les Pères du Concile, contenue dans ses documents. L’’initiative même de créer un Conseil Pontifical destiné à promouvoir la nouvelle évangélisation, que je remercie pour les efforts déployés pour l’’Année de la foi, entre dans cette perspective. Les dernières décennies ont connu une « désertification » spirituelle. Ce que pouvait signifier une vie, un monde sans Dieu, au temps du Concile, on pouvait déjà le percevoir à travers certaines pages tragiques de l’’histoire, mais aujourd’hui nous le voyons malheureusement tous les jours autour de nous. C’’est le vide qui s’’est propagé. Mais c’’est justement à partir de l’’expérience de ce désert, de ce vide, que nous pouvons découvrir de nouveau la joie de croire, son importance vitale pour nous, les hommes et les femmes. Dans le désert on redécouvre la valeur de ce qui est essentiel pour vivre ; ainsi dans le monde contemporain les signes de la soif de Dieu, du sens ultime de la vie, sont innombrables bien que souvent exprimés de façon implicite ou négative. Et dans le désert il faut surtout des personnes de foi qui, par l’’exemple de leur vie, montrent le chemin vers la Terre promise et ainsi tiennent en éveil l’’espérance. La foi vécue ouvre le cœœur à la Grâce de Dieu qui libère du pessimisme. Aujourd’’hui plus que jamais évangéliser signifie rendre témoignage d’’une vie nouvelle, transformée par Dieu, et ainsi indiquer le chemin. La première Lecture nous a parlé de la Sagesse du voyageur (cf. Sir 34,9-13) : le voyage est une métaphore de la vie et le voyageur sage est celui qui a appris l’’art de vivre et est capable de le partager avec ses frères – comme c’’est le cas pour les pèlerins sur le Chemin de Saint-Jacques ou sur les autres voies qui ont connu récemment, non par hasard, un regain de fréquentation. Comment se fait-il que tant de personnes ressentent le besoin de parcourir ces chemins ? Ne serait-ce pas parce qu’ils trouvent là, ou au moins y perçoivent quelque chose du sens de notre être au monde ? Voici alors la façon dont nous pouvons penser cette Année de la foi : un pèlerinage dans les déserts du monde contemporain, au cours duquel il nous faut emporter seulement ce qui est essentiel : ni bâton, ni sac, ni pain, ni argent et n’ayez pas deux tuniques –comme dit le Seigneur à ses Apôtres en les envoyant en mission (cf. Lc 9,3) – mais l’’Évangile et la foi de l’’Église dont les documents du Concile Œœcuménique Vatican II sont l’’expression lumineuse, comme l’’est également le Catéchisme de l’’Église catholique, publié il y a 20 ans maintenant.
Vénérés et chers Frères, le 11 octobre 1962 on célébrait la fête de la Vierge Marie, Mère de Dieu. C’est à elle que nous confions l’Année de la foi, comme je l’’ai fait il y a une semaine lorsque je suis allé en pèlerinage à Lorette. Que la Vierge Marie brille toujours comme l’’étoile sur le chemin de la nouvelle évangélisation. Qu’’elle nous aide à mettre en pratique l’’exhortation de l’Apôtre Paul : « Que la Parole du Christ habite en vous dans toute sa richesse ; instruisez-vous et reprenez-vous les uns les autres avec une vraie sagesse.… Et tout ce que vous dites, tout ce que vous faites, que ce soit toujours au nom du Seigneur Jésus Christ, en offrant par lui votre action de grâce à Dieu le Père » (Col 3,16-17). Amen.




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MessagePosté le: Jeu 11 Oct 2012 - 17:50    Sujet du message: Année de la foi !

Le récit de la rencontre entre Jésus et l’homme qui cherche la vie éternelle est essentiellement le récit d’un appel (Marc 10,17-30). Il s’agit du seul récit de Marc où l’individu inter- pellé ne répond pas positivement à l’invitation de Jésus; il s’en va. On trouve ce récit dans les trois Évangiles synoptiques. Matthieu (19,16-22) nous dit que l’homme était jeune. Seul Luc (18,18-23) nous informe qu’il était un notable. Les trois évangélistes s’entendent pour dire que l’homme était riche, seul trait que nous donne Marc. L’homme riche veut « rece- voir la vie éternelle en partage. »
Considérons quelques aspects de ce que nous présente Marc dans cet épisode. D’abord, Jésus refuse qu’on lui appli- que l’épithète « bon », qu’il redirige vers Dieu, la source de toute bonté, qui seul peut accorder le don de la vie éternelle.
Est-ce que la directive donnée à cet homme qui a de grands biens est une exigence pour tous ceux et celles qui veulent recevoir la vie éternelle? Est-il vrai que Jésus n’a pas demandé à d’autres disciples de vendre leurs biens (1 Timothée 6,17- 19)? Pierre n’a-t-il pas pu conserver sa maison et son bateau pour une courte période de temps (Marc 1,29; Jean 21,3)? Les femmes de Galilée n’ont-elles pas continué à utiliser leurs ressources matérielles personnelles (Marc 15,41), tout comme Joseph d’Arimathie (15,43)?
Il semble que Jésus adresse une invitation très personnelle à cet homme fortuné, et ce pour des raisons très spécifiques. Pourquoi cet homme trouve-t-il l’enseignement de Jésus si difficile à accepter? Dans l’Ancien Testament, la richesse et les biens matériels sont des signes de la faveur de Dieu (Job 1,10; Psaume 128,1-2; Isaïe 3,10). Les Juifs fervents croyaient que la richesse était un signe de bénédiction divine. Les riches étaient perçus comme ceux que Dieu avait bénis alors que les pauvres étaient maudits de Dieu.

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MessagePosté le: Mar 16 Oct 2012 - 05:26    Sujet du message: Année de la foi !

Qu'est ce que la foi chrétienne ?



Et en quoi est-elle différente de toutes les autres ?
Qu'est-ce qui lui donne un tel pouvoir de transformation des individus ?

Tout d'abord - commençons par le commencement :
Qu'est ce que la foi, d'une manière générale ?

On pourrait dire que la foi c'est tout ce qui constitue notre moi profond, le socle de notre personnalité, ce que nous croyons réellement au fond de nous. Consciemment ou non.
C'est ce dont nous sommes convaincus, ce qui constitue d'une certaine façon le coeur de notre personnalité, et qui pilote nos choix, notre manière de vivre, notre comportement, la direction de notre vie.

Prenons un exemple simple de foi "quotidienne" :
Nous "croyons" sans même nous en rendre compte, que si nous nous rendons chez des amis, qui habitent au 4ème étage, le bâtiment va supporter notre poids et ne va pas s'écrouler ! Cela nous paraît évident.
En fait, inconsciemment nous mettons en action une certaine forme de foi.
Est-ce qu'une étude "scientifique" nous a prouvé personnellement la solidité du bâtiment ? Il y a peu de chances.
Nous faisons réellement confiance à ceux qui ont conçu l'immeuble et aux maçons qui ont exécuté les travaux.
C'est de la foi. Mélange de croyance et de confiance.

Prenons un autre exemple :
Supposons que Stef pense que "il faut vivre proche de la nature, parce que la nature est bienfaisante pour l'homme", cela influence pas mal d'aspects de sa vie.
Stef aime se promener dans la campagne ou à la montagne. Au travail, il parle volontiers du dernier coin sympa qu'il a découvert, il conseille de manger bio, etc. Bref, Stef n'est ni botaniste ni biologiste, mais pour lui c'est clair : "la nature" a cette capacité d'apporter un réel bien-être. Très bien.
Cette conviction est encore du domaine de la foi.

Personne ne l'a "forcé" à s'attacher à la nature, ou à croire qu'elle était bienfaisante. Cela "lui paraît normal".
Et il est probable que cette conviction ne soit pas le résultat d'une série d'analyses scientifiques ou cartésiennes.
Mais un ensemble d'expériences, de "vécus", l'ont amené à cette "conviction". Cela fait partie aujourd'hui de son système de valeurs, c'est une partie de ce qu'il croit.

La foi n'est donc pas quelque chose de religieux.
La foi, c'est l'ensemble de nos convictions, de ce que nous croyons, de ce dont nous sommes convaincus.
C'est ce que nous considérons comme vrai, comme important, comme réel.

Mais attention, on peut évidemment être convaincu de quelque chose, qui va s'avérer inexact, voir carrément faux.
Les exemples sont nombreux et nous en rencontrons tout au long de l'existence.

Le petit enfant est sûr que son papa est le plus fort et le plus intelligent du monde.
Pourtant un jour vient où il doit réviser son jugement...
Certains sont convaincus qu'en faisant du sport ils resteront en bonne santé toute leur vie, puis un jour une maladie sournoise les atteint...
C'est la même chose dans le monde de la politique : Combien sont-ils à avoir milité, à avoir cru "dur comme fer" qu'ils avaient raison, que la cause était juste, qu'il suffisait de mener telle révolution, gagner telle bataille électorale... puis ils ont déchanté.
Ils avaient cru... mais ils se sont trompés. Tout n'était peut-être pas faux - mais une partie de leur "foi" était mal placée.

Et il en a été de même tout au long de l'histoire.

Cela nous apprend que nos convictions nous "tiennent" mais que cela ne signifie pas pour autant qu'elles soient justes !
Certaines "révolutions" politiques ou idéologiques ont été abandonnées depuis longtemps. Des découvertes scientifiques se sont révélées complètement dépassées 20 ans plus tard. Et on en sourit aujourd'hui.

Alors la foi chrétienne ?

La foi chrétienne est basée principalement sur la Bible.
Cela signifie que ceux qui sont devenus sciemment chrétiens, ont réalisé que l'ensemble des affirmations exposées dans ce livre "tenaient la route".
Ils en sont arrivés à la "conviction" que ce n'était pas un ensemble de légendes, de conseils religieux hors du réel, ou d'idées bizarres - mais que la Bible parlait bien du monde tel qu'il est, de la réalité que nous expérimentons très concrètement, des lois profondes qui le régissent - et qu'on pouvait s'appuyer sur ces informations.
Comment ?
Par l'expérience !

Et puis dans "foi chrétienne", il y a le mot "chrétien".
C'est à dire en rapport avec l'enseignement de Jésus.

Cet enseignement est absolument unique dans toute l'histoire de l'humanité et totalement révolutionnaire.

La plupart des gens considèrent que Jésus est venu apporter 2 ou 3 conseils de morale, du type "Si on te frappe sur une joue, tends l'autre" ou encore "il faut s'occuper des pauvres, des veuves et des orphelins".

Cette sorte de raccourci n'a pas grand chose à voir avec le message réellement unique de Jésus.

Jésus n'est pas venu apporter un vague message humaniste.
Il n'était pas non plus une sorte de prophète anti-conformiste, le premier hippie, le premier communiste, ou un meneur de foules.
Rien à voir.
Son message est tellement révolutionnaire et dérangeant que très peu acceptent de l'entendre.

Il dit simplement que l'homme, l'être humain, est complètement déchu, séparé irrémédiablement de Dieu, privé de lumière et dans la plus grande corruption
- MAIS - il ajoute que si l'homme veut bien le reconnaître, accepter le verdict
- alors, Dieu lui offre un PARDON total, complet et absolument GRATUIT.

Il n'y va pas "par quatre chemins", Dieu ne ment pas et il appelle les choses par leur nom. Aujourd'hui c'est tellement peu courant que ça surprend et qu'on a tendance à rejeter, nier ou à discutailler.
Le constat est sans appel - mais le CADEAU est également radical : un pardon réparateur, avec des conséquences intérieures gigantesques - et éternelles !

Le pardon offert GRATUITEMENT, c'est le message incomparable et inégalable de l'Evangile.

Jésus a accepté de passer par le sacrifice total (et très peu de gens ont idée de ce que ça signifie, bien au-delà de la souffrance et de la mort physique...).
Il l'a fait parce qu'il aime l'homme, la femme, l'enfant, que nous sommes, chacun individuellement.

Il nous offre de faire demi-tour sur nous-mêmes, de réviser nos jugements, et de commencer à rechercher ses directives à lui, à rechercher sa présence, réelle, chaleureuse, surnaturelle. Il nous offre une profonde réconciliation avec lui, alors que nous nous sommes tenus si loin de lui pendant de longues années.
Bref, un véritable appel d'amour, un amour que nous avons jamais imaginé, un amour vrai, pas du cinéma ou de la bigotterie hypocrite.
On est aux antipodes d'un discours moralisateur, ou de pratiques superstitieuses.

On est ici exactement au coeur du problème - et de la solution.
Rétablir une relation personnelle, réelle, avec le créateur.

La foi chrétienne accepte une réalité - invisible à nos yeux - mais très puissante :
C'est que Dieu a réellement la volonté et le pouvoir de nous pardonner, et de rétablir une relation réelle avec Lui.
Et cette offre de réconciliation concrète avec Dieu est pour tout le monde, sans aucune exception, ni distinction, de race, de culture ou de religion.

Là encore, pas d'autosuggestion, de manipulation individuelle ou collective - mais bien une réelle CONVICTION, totalement personnelle, basée sur du VECU, et alimentée tout au long de la vie par d'innombrables expériences et prises de conscience.

Le résultat - contrairement à tout endoctrinement religieux, philosophique, politique ou autre - est un profond changement "à l'intérieur", une vraie métamorphose (c'est le terme biblique) de la personnalité, allant généralement de pair avec de véritables libérations intérieures de carcans, de préjugés, de souffrances, de blessures, de traits de caractères néfastes - et un épanouissement depuis l'intérieur vers l'extérieur.
Tout un programme !

Quand on y réfléchit sous cet angle, les "témoignages" de tous ceux qui ont découvert telle ou telle vérité biblique par leur vécu personnel prend alors toute sa valeur.
Ces convictions auxquelles ils sont parvenus sont pour nous comme autant de petits cailloux blancs sur le chemin de la vie.
Ils nous indiquent que c'est la bonne direction.

 > Et bien sûr la rubrique VIP de Ze Mag :
 > dieu existe-t-il ? Des témoins s'expriment
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MessagePosté le: Aujourd’hui à 14:25    Sujet du message: Année de la foi !

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