Forum Chrétien Jesus est Seigneur Index du Forum
  FAQ   Rechercher   Membres   Groupes   S’enregistrer   Profil   Se connecter pour vérifier ses messages privés   Connexion 
L'euthanasie


Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    Forum Catholique Chretien Jesus est Seigneur Index du Forum -> PARTAGES ET QUESTIONS -> ¤ 0 ¤ Questions ! ¤ Foi enflammée ¤ 0 ¤ -> Dieu et l'amour humain
Sujet précédent :: Sujet suivant  
Auteur Message
Marie
Bienheureux
Bienheureux

Hors ligne

Inscrit le: 31 Juil 2008
Messages: 38 455
Féminin

MessagePosté le: Mer 18 Juil 2012 - 04:33    Sujet du message: L'euthanasie

PublicitéSupprimer les publicités ?
En visitant des malades en soins palliatifs, mardi à la maison médicale Notre-Dame-du-Lac à Rueil-Malmaison (Hauts-de-Seine), François Hollande - conformément à sa promesse de campagne n°21 - a rouvert un débat sensible: celui de l'euthanasie.
Le chef de l'Etat y a annoncé une réforme sur les soins palliatifs "dans les prochains mois" et a explicité sa politique sur ce douloureux sujet, prenant soin de peser chaque mot, sans jamais employer le terme d'euthanasie. "La loi dite Leonetti [adoptée en 2005, NDLR] autorise déjà, et c'est un grand progrès, toute personne malade à refuser un traitement dont elle estime qu'il est devenu déraisonnable et donne aux médecins le droit d'interrompre ou de ne pas entreprendre les traitements qu'ils estiment inutiles", a-t-il expliqué.
Mais ne serait-il pas possible d'"aller plus loin", s'est demandé le président. "Dans les cas exceptionnels où l'abstention thérapeutique ne suffit pas à soulager les patients aux prises avec une douleur irréversible et qui appelle un acte médical assumé au terme d'une décision partagée et réfléchie ?", a-t-il poursuivi.
Pour répondre à cette épineuse question, François Hollande a chargé le Professeur Didier Sicard, présent à ses côtés à Rueil-Malmaison, d'une mission sur la fin de vie des cas considérés comme exceptionnels. Une nomination que l'Association pour le droit de mourir dans la digité (ADMD) voit d'un mauvais oeil.

Actualité Orange

____________________
Si tu veux te tenir debout devant le monde, apprend à te mettre à genoux devant Dieu. - Mère de Joseph Guiho
Revenir en haut
Thomas
Frère Serviteur
Frère Serviteur

Hors ligne

Inscrit le: 21 Aoû 2007
Messages: 42 234
Localisation: Québec
Masculin

MessagePosté le: Jeu 19 Juil 2012 - 22:21    Sujet du message: L'euthanasie

Pour cette partie ça va. Rien de nouveau sous
le soleil:

, toute personne malade à refuser un traitement dont elle estime qu'il est devenu déraisonnable et donne aux médecins le droit d'interrompre ou de ne pas entreprendre les traitements qu'ils estiment inutiles

Mais pour la question de
l'euthanasie stricte, nous attendrons les
développements. Je pense que toutes
les sociétés sont loin d'avoir saisi
le fond de la réalité.

Mais jusqu'ici, quelque chose rend les pourparlers
laborieux et cela demande énormément
de réflexions devant toutes les implications
qui seraient en cause dans la situation
de chaque personne et de la société.
Car accepter pour une personne c'est accepter
l'euthanasie pour toutes les personnes. 
Ça rend l'euthanasie impossible.

Je vous propose ces
videos de refus médical
de l'euthanasie.
Il y a une pétition.


http://www.refusmedical.blogspot.ca/
____________________
Le Verbe s'est fait chair et il a habité parmi nous et nous avons vu sa gloire. Jean 1, 14 L'humain est un apprenti. L'histoire s'écrit avec Dieu.


Dernière édition par Thomas le Sam 23 Fév 2013 - 22:04; édité 1 fois
Revenir en haut
Visiter le site web du posteur
Nouvelleplante
Bienheureux
Bienheureux

Hors ligne

Inscrit le: 03 Nov 2009
Messages: 4 485
Localisation: 95
Féminin

MessagePosté le: Ven 20 Juil 2012 - 02:09    Sujet du message: L'euthanasie

J'ai acheté un livre sur le sujet et je l'ai commencé depuis peu justement. Le titre est "La bataille de l'euthanasie", de Tugdual Derville.
Résumé
Cette étude, consacrée à sept affaires d'euthanasie qui éclatèrent entre 1998 et 2008, analyse leurs rebondissements politico-médiatiques. A travers l'histoire de C. Malèvre, V. Humbert, C. Sébire, H. Pierra, L. Debaine, M. Simon ou celle des deux soignantes de Saint-Astier, l'auteur tente de mettre au jour une manipulation de l'opinion par les partisans de l'euthanasie.

Quatrième de couverture La bataille de l'euthanasie

Sept affaires d'euthanasie ont défrayé la chronique pendant une décennie. Leur impact médiatique a largement forgé l'opinion des Français.

Tugdual Derville livre une enquête minutieuse et captivante sur chacune de ces sept affaires, au plus près des faits et des différents protagonistes : Christine Malèvre, infirmière condamnée pour meurtres ; Vincent Humbert, lourdement accidenté, et sa mère ; les deux soignantes de Saint-Astier ; Maïa Simon, partie en Suisse pour son suicide assisté ; Chantal Sébire, dont le visage a pris la France à témoin ; Lydie Debaine, acquittée en première instance pour avoir noyé sa fille handicapée ; Hervé Pierra, dont les parents ont obtenu l'arrêt de l'alimentation.

Derrière ces drames personnels poignants surgissent d'autres acteurs. Ils ne sont pas intimement concernés : leur unique motivation est d'obtenir la légalisation de l'euthanasie. Parfois au prix de procédés stupéfiants.

Cette remarquable enquête d'investigation révèle comment l'émotion médiatique peut être utilisée pour manipuler l'opinion. Un ouvrage qui se lit comme un roman policier. Une enquête d''investigation qui s''attache à démontrer comment l''émotion médiatique peut être utilisée par les partisans de l''euthanasie pour manipuler l''opinion.Une question d'actualité brûlante qui nous concerne tous, un jour ou l'autre...
(Librairie La Procure)
____________________
"Bien des gens acceptent de faire de grandes choses. Peu se contentent de faire de petites choses au quotidien." Sainte Mère Térésa
Revenir en haut
Marie
Bienheureux
Bienheureux

Hors ligne

Inscrit le: 31 Juil 2008
Messages: 38 455
Féminin

MessagePosté le: Sam 25 Aoû 2012 - 04:39    Sujet du message: L'euthanasie

Accompagner la vie jusqu'au bout



L'allocation de fin de vie votée à l'unanimité par l'Assemblée nationale en février 2010 résulte d'une proposition de Jean Leonetti afin de permettre à un parent ou un proche de rester au chevet d'une personne en fin de vie, phase terminale d'une maladie incurable.
L'aspect financier lié à la volonté d'accompagner un proche n'est que l'un des problèmes auxquels sont confrontées les familles au moment de la fin de vie lorsqu'avant tout compte l'écoute et le respect de celui qui nous quitte.

LES DISPOSITIFS

Comment reconnaitre et respecter les attentes, les demandes et les droits des personnes en fin de vie ? Quelle place pour les familles dans la démarche d'accompagnement en institution et à domicile ?
  
Pour assurer aux malades se trouvant en phase terminale le respect de leurs droits et de leur dignité, la loi Leonetti adoptée en avril 2005 prend en compte  : le développement des soins palliatifs, l’accompagnement des mourants, le respect de la volonté des malades, le refus de l’acharnement thérapeutique.La notion de personne de confiance a été introduite par la loi 4 mars 2002. De quoi s'agit-il ? Qui désigne qui ? Pour quoi faire ?
Selon la loi du 4 mars 2002, toute personne majeure peut désigner une personne de confiance. Cette personne doit être connue depuis longtemps par le patient pour que la confiance soit présente (membre de la famille, ami, voisin, médecin traitant).

Le rôle accordé à la personne de confiance évolue en fonction de l'état de santé du malade,
selon que celui-ci est en état ou non de manifester sa volonté.
Lorsque la personne est en état de manifester sa volonté, la personne de confiance a pour rôle de l'aider dans ses décisions. En aucun cas elle ne peut s'exprimer à sa place. Elle n'a pas accès directement, et indépendamment du patient aux informations couvertes par le dossier médical.
Lorsque la personne est hors d'état de manifester sa volonté, la loi prévoit une hiérarchie, au sein de l'entourage du malade. la personne de confiance doit être consultée de façon prioritaire, ce qui évite au médecin d'arbitrer un conflit si le sort du parent du malade. Il s'agit en fait d'une consultation et non d'une prise de décision ou d'une représentation du malade. La personne de confiance ne se substitue pas au patient, elle est est le porte-parole. L'inconscience du malade ne le prive pas de sa capacité juridique. Les éléments fournis par la personne de confiance ne font qu'orienter le médecin qui reste en dernier ressort maître de sa décision.

L'intervention de la personne de confiance repose sur une démarche volontaire de la part du malade qui choisi de se faire accompagner. Ce choix doit se manifester par l'expression de directives anticipées et de la désignation expresse de la persone de confiance, selon les termes d'un décret du 6 février 2006.

Fiches pratiques du ministère de la santé :
 
Ecrire ses directives anticipées,
 
Désigner sa personne de confiance,
 
Les règles d'accessibilité aux informations de santé

Pour faire connaitre l'essentiel du contenu de la loi Leonetti , l'hedomadaire "La vie", avec le soutien de la Fédération des établissements hospitaliers d'aide à la personne -Fehap-, l'espace éthique de l'Assistance Publique-Hôpitaux de Paris et la Fédération hospitalière de France -FHF- a édité un petit livret qui en précise les principes.

Télécharger le livret "Droit des malades et fin de vie : les 10 questions à vous poser" 
 

POUR ALLER PLUS LOIN DANS LA REFLEXION
Dans une société laïcisée, individualiste à outrance la question de la fin de vie se pose dans des termes qui  opposent au nom de la dignité humaine partisants et adversaires de l'euthanasie. La demande de mort est parfois exprimée par la personne en fin de vie, mais cette demande nécessite attention et décryptage. Elle peut parfois tenir au besoin de la personne d'être mieux soulagée, comprise, réconfortée, confortée dans sa dignité.  
C’est le droit de vivre dans la dignité jusqu’au bout sans restriction que revendique pour nous tous Emmanuel Hirsch, directeur de l'Espace Ethique AP-HP qui, dans un ouvrage paru chez Grasset invite  à « Apprendre à mourir » en sollicitant nos responsabilités humaines et sociales « Au-delà de controverses qui ont malgré tout permis à la France d’engager une politique favorable au développement d’une culture des soins palliatifs et de légiférer en 2005 avec intelligence et subtilité pour reconnaître précisément le « droit des malades » en fin de vie ».
Dans cet objectif, il a initié en décembre 2008, Le Collectif" Plus digne la vie" qui a pour vocation de réunir dans un esprit d’ouverture, au-delà des clivages idéologiques, afin de contribuer à l’élaboration de propositions et de lignes d’actions.

"Le droit des malades jusqu'au terme de la vie" était naturellement thème débattu lors de la soirée officielle de création de ce Collectif.
Découvrez les propos de Jean Léonetti, notamment et de Marie de Hennezel, psychologue qui a longtemps accompagné les mourants et dont nous parlons fréquemment dans nos colonnes.

A consulter : le portail des soins palliatifs


ETUDES

L'étude prospective "Circonstances de la mort de patients hospitalisés et perception des infirmières" portée par le docteur Ferrand, anesthésiste réanimateur, publiée en avril 2008 dans le journal "Archives of internal medecine" révèle que 50% des patients qui meurent à l'hopital sont décédés mal accompagnés (douleur, angoisse), loin de leurs proches. Les auteurs proposent de renforcer la formation des équipes soignantes.

Cette étude qui a suivi le décès de 3500 personnes dans 600 services a reçu le Prix "Ethique et Recherche" des Prix Pierre Simon "Ethique et Société" présidés par Emmanuel Hirsch directeur de l'espace Ethique de l'Ap-Hp.

Vos réactions


manifeste  :  manifeste citoyen pour la dignité de la personne en fin de vie
Le Manifeste citoyen pour la dignité de la personne en fin de vie. Nous sommes des citoyens attachés à la dignité de l’être humain telle qu’elle est affirmée dans l'article premier de la Déclaration universelle des droits de l'homme : « Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits. Ils sont doués de raison et de conscience et doivent agir les uns envers les autres dans un esprit de fraternité. » Nos convictions politiques, philosophiques ou religieuses sont aussi variées que représentatives de la diversité d’opinion de notre société. Mais nous sommes convaincus que tout dispositif législatif visant à reconnaître un droit à une injection létale et ou à un suicide assisté constituerait un contresens grave faisant courir des risques aux plus vulnérables et aux plus démunis d’entre nous. À ce moment ultime de la fin de vie, ce droit présenté comme une liberté ignore que l'approche de la mort bouleverse souvent les anticipations les plus radicales. Alors que notre pays s’apprête à débattre du financement de la dépendance, de l’effort qu’elle va représenter pour les plus jeunes et les générations futures, notre vigilance est un impératif. Elle commande de ne pas se donner des moyens législatifs qui pourraient être détournés à des fins de pression sur des personnes dépendantes, auxquelles on présenterait la mort choisie comme une solution citoyenne généreuse. De plus, confier aux professionnels de santé la fonction spécifique de pratiquer des injections mortelles sur les lieux mêmes où ils soignent, s’avère contraire à leur mission. Une telle position les exposerait au risque de substituer le pouvoir de faire mourir à celui d’un acharnement thérapeutique si redouté. Les médecins y ont sagement renoncé. Aucun motif ne saurait autoriser quiconque à décider qu’une vie ne vaut pas la peine d’être vécue. Dans l’expérience unanime des soignants, la personne en fin de vie sollicite plus que tout, une présence humaine partagée. Nous considérons que la France, en se dotant de lois reconnaissant le droit à mourir soulagé et accompagné (loi du 9 juin 1999 visant à garantir le droit à l’accès aux soins palliatifs) et le droit à mourir sans subir d’obstination déraisonnable (loi du 22 avril 2005 relative aux droits des malades et à la fin de vie), répond de manière adaptée à de légitimes besoins. C’est notamment le cas pour des personnes en phase avancée ou terminale d’une affection grave et incurable, ainsi que pour des patients maintenus artificiellement en vie dans des situations parfois provoquées par les avancées des techniques biomédicales. Le législateur a également pris en compte le désir des malades qui ne sont pas en fin de vie et refusent tout traitement, les laissant juges de ce qui leur convient. En sauvegardant la dignité des malades et en garantissant des procédures d’arrêt de traitement transparentes et collégiales, la législation française est la plus avancée au monde. Ouvrir un droit à la mort serait la remettre en cause et constituerait une régression éthique, sociale et médicale . Nous considérons que le dispositif français actuel (notamment la loi du 22 avril 2005 relative aux droits des malades et à la fin de vie), bien qu’ayant pour vocation d’inspirer de nombreux autres pays, n’est malheureusement pas suffisamment connu et mis en œuvre en France même. Plutôt que de vouloir légaliser des pratiques euthanasiques, nous affirmons que la priorité et le devoir des décideurs politiques devraient être de favoriser l’application de la loi en assurant un égal accès de tous les malades qui en éprouvent le besoin aux soins palliatifs, ainsi qu’une meilleure prise en charge spécifique des situations les plus complexes. LE COLLECTIF PLUS DIGNE LA VIE :

____________________
Si tu veux te tenir debout devant le monde, apprend à te mettre à genoux devant Dieu. - Mère de Joseph Guiho
Revenir en haut
Marie
Bienheureux
Bienheureux

Hors ligne

Inscrit le: 31 Juil 2008
Messages: 38 455
Féminin

MessagePosté le: Mer 12 Sep 2012 - 05:50    Sujet du message: L'euthanasie

Alors, qu’est-ce que l’euthanasie ?
L’euthanasie est l’acte que l’on pose dans le but de donner la mort ; la mort est l’effet direct de l’euthanasie, la fin de la souffrance étant la conséquence de la mort. Objectivement, l’euthanasie est un homicide selon la définition de ce mot dans le dictionnaire : "action de tuer un être humain".
Quand un médecin arrête une thérapeutique - en accord avec l’intéressé -, c’est-à-dire qu’il laisse faire la nature et ne prodigue plus au malade que des soins palliatifs, il pose un acte dont il prévoit que la mort résultera : la mort n’est pas ici le but directement voulu mais la conséquence hautement probable de l’acte à une échéance très variable. Il n’y a donc pas euthanasie mais refus de l’acharnement thérapeutique, ce qui est acceptable moralement.
Enfin, rappelons que l’euthanasie, dans son acception actuelle, désigne toute action ou omission dont l’intention est de donner la mort : elle est donc toujours active. Les deux actes - arrêt des soins disproportionnés et euthanasie - n’étant pas de même nature bien que leur effet - la mort - soit identique, il est donc cohérent d’être contre l’acharnement thérapeutique et fermement contre l’euthanasie.

____________________
Si tu veux te tenir debout devant le monde, apprend à te mettre à genoux devant Dieu. - Mère de Joseph Guiho
Revenir en haut
Thomas
Frère Serviteur
Frère Serviteur

Hors ligne

Inscrit le: 21 Aoû 2007
Messages: 42 234
Localisation: Québec
Masculin

MessagePosté le: Sam 23 Fév 2013 - 22:02    Sujet du message: L'euthanasie

Je vous propose ces
videos de refus médical
de l'euthanasie.
Il y a une pétition.







http://www.refusmedical.blogspot.ca/
____________________
Le Verbe s'est fait chair et il a habité parmi nous et nous avons vu sa gloire. Jean 1, 14 L'humain est un apprenti. L'histoire s'écrit avec Dieu.
Revenir en haut
Visiter le site web du posteur
Thomas
Frère Serviteur
Frère Serviteur

Hors ligne

Inscrit le: 21 Aoû 2007
Messages: 42 234
Localisation: Québec
Masculin

MessagePosté le: Sam 5 Oct 2013 - 09:20    Sujet du message: L'euthanasie

L'euthanasie, jusqu'où?

http://www.leuthanasiejusquou.com/leuthanasie-jusquou-le-documentaire/
____________________
Le Verbe s'est fait chair et il a habité parmi nous et nous avons vu sa gloire. Jean 1, 14 L'humain est un apprenti. L'histoire s'écrit avec Dieu.
Revenir en haut
Visiter le site web du posteur
Thomas
Frère Serviteur
Frère Serviteur

Hors ligne

Inscrit le: 21 Aoû 2007
Messages: 42 234
Localisation: Québec
Masculin

MessagePosté le: Lun 14 Oct 2013 - 08:24    Sujet du message: L'euthanasie

La pente glissante de l'euthanasie:


Cet écran a été partagé à partir de La Presse+ Édition du 12 octobre 2013, section DÉBATS, écran 5


LYSIANE GAGNON La pente glissante

Envoyer







La pente glissante
Lysiane Gagnon La Presse
C’est avec une passivité étonnante que le Québec s’apprête à légaliser l’euthanasie – une pratique, notons-le, si délicate et controversée qu’elle n’a été reconnue que dans trois pays européens et deux États américains, et seulement après des débats douloureux.
Mais ici, exception faite des témoignages de spécialistes de soins palliatifs, la commission parlementaire qui vient de se terminer a complètement occulté les questions dérangeantes.
On pourrait presque parler de jovialisme, tant le consensus est large, au moins au niveau des partis politiques et des organismes officiels.
Mais y a-t-il vraiment consensus au sein de la population ? Le Québec marche-t-il vers l’euthanasie les yeux fermés ou en toute connaissance de cause ?
Un sondage d’Ipsos Marketing commandité en septembre auprès de 1010 Québécois par des spécialistes des soins palliatifs révèle en tout cas que le public nage en pleine confusion.
Seulement le tiers des Québécois connaissent le sens réel de « l’aide médicale à mourir », qui signifie l’injection d’un produit mortel administrée par un médecin sur un patient qui a réclamé la mort.
Pour 29 % des répondants, il s’agirait simplement de soulager la douleur par des soins palliatifs ; 22 % s’imaginent qu’il s’agit de cesser l’acharnement thérapeutique, ou l’usage de techniques pour prolonger la vie artificiellement ; et 16 % croient qu’il s’agit de permettre au patient de s’injecter lui-même la substance mortelle. Par ailleurs, seulement 61 % des répondants connaissent la définition correcte du mot « euthanasie ».
Le vocabulaire utilisé par les politiciens (tous d’accord sur le projet de loi) est la source première de cette somme ahurissante de malentendus.
On parle de « mourir dans la dignité », une expression douce, qui évoque les soins palliatifs ou la cessation de l’acharnement thérapeutique. On parle de « continuum de soins », comme si le fait de tuer un patient (serait-ce à sa demande) s’inscrivait dans la pratique médicale classique. Même le titre officiel du projet induit les gens en erreur, car « l’aide médicale à mourir » est un parfait euphémisme pour désigner un acte exclusivement destiné à tuer.
Rien d’étonnant à ce que les sondages gouvernementaux brandissent des taux d’approbation phénoménaux !
Il y a une raison d’ordre politique à ce malentendu soigneusement cultivé. C’est que le suicide médicalement assisté relève du code criminel canadien, et que le gouvernement fédéral n’est pas près de légiférer sur la question même si l’idée fait son chemin au sein d’autres gouvernements provinciaux.
En laissant entendre que l’euthanasie est un acte médical inscrit dans une logique de « soins », le Québec cherche à ramener la question à son aire de compétence, puisque les services de santé relèvent du provincial. (Cette mise en scène s’effondrera dès qu’un groupe ou un citoyen contestera la future loi devant les tribunaux.)
Il reste qu’objectivement, en jouant sur les mots, la classe politique induit sciemment la population en erreur. Si l’on réclame la transparence dans des domaines aussi triviaux que l’octroi de contrats de pavage, ne serait-il pas encore plus important de l’assurer quand il s’agit de débattre d’une question aussi importante que le suicide assisté ?
Il y a d’autres chapitres à venir. Ainsi, diverses personnalités influentes, dont l’ombudsman, réclament maintenant que le gouvernement se penche sur la façon de donner accès à l’aide médicale à mourir (sic) aux mineurs et aux personnes atteintes de démence. Pour les adultes, une déclaration d’intention anticipée suffirait. Quant aux enfants…
S’ils s’engagent sur cette pente glissante, les politiciens devraient se faire un point d’honneur d’informer adéquatement la population à la lumière des dérives qui se sont produites ailleurs, en Belgique par exemple, où l’euthanasie a été étendue à des gens d’âge moyen qui souffraient de dépression ou d’affections non douloureuses et non-mortelles.



http://plus.lapresse.ca/screens/4f8b-23a4-5252bf16-bbc1-7a28ac1c606a|_0



Disons les choses comme elles sont. L'euthanasie, c'est la mort voulue d'une personne. Ce n'est rien d'autre. Quiconque donne la mort ou veut la mort reste avec des séquelles et des troubles de l'âme à vie... et possiblement pour l'éternité.

Nous avons aussi le devoir de refuser cette loi, parce qu'elle nous concerne aussi. Un jour, ce sera peut être aussi notre tour. Et les infirmière en Belgique craignent pour la fin de leur vie, après ce qu'elles ont vues, entendues, expérimentées. Vouloir ou donner la mort, c'est se tuer, c'est aussi mettre la responsabilité de la mort sur la conscience d'autres personnes. Nous sommes toutes et tous responsables collectivement.Souvenons-nous, si nous tuons une personne, dans la loi actuelle, c'est la prison à vie. Il y a une raison pour ça. Pour vouloir et donner la mort à quelqu'un, ou vouloir qu'une autre personne à notre place donne la mort, c'est s'emprisonner à vie dans notre conscience, même si, légalement, la loi humaine décidé par un gouvernement humain rend l'égale la loi de tuer. En Belgique, des médecins vivent avec les séquelles d'avoir donné en toute connaissance de cause, la mort. Pensez-y.
____________________
Le Verbe s'est fait chair et il a habité parmi nous et nous avons vu sa gloire. Jean 1, 14 L'humain est un apprenti. L'histoire s'écrit avec Dieu.
Revenir en haut
Visiter le site web du posteur
Contenu Sponsorisé






MessagePosté le: Aujourd’hui à 05:31    Sujet du message: L'euthanasie

Revenir en haut
Montrer les messages depuis:   
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    Forum Catholique Chretien Jesus est Seigneur Index du Forum -> PARTAGES ET QUESTIONS -> ¤ 0 ¤ Questions ! ¤ Foi enflammée ¤ 0 ¤ -> Dieu et l'amour humain
Toutes les heures sont au format GMT - 4 Heures
Page 1 sur 1

 
 Sauter vers:   

Portail | Index | créer forum | Forum gratuit d’entraide | Annuaire des forums gratuits | Signaler une violation | Conditions générales d'utilisation
Powered by phpBB © 2001, 2016 phpBB Group :: MaxiBlue V1 :: Toutes les heures sont au format GMT - 4 Heures
Traduction par : phpBB-fr.com