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Recevoir le Christ


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Carole
Bienheureux
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MessagePosté le: Mer 20 Juin 2012 - 09:20    Sujet du message: Recevoir le Christ

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EXTRAIT DE "DIEU NOUS EST PROCHE", l'Eucharistie au coeur de l'Église, BENOIT XVI

Une deuxième objection affirme que le Seigneur s'est donné dans le pain et dans le vin. Ce sont des choses que l'on mange. Par là, il aurait montré assez clairement ce qu'il veut qu'on en fasse et ce qu'il ne veut pas. On en a conclu que le pain n'est pas là pour être regardé, mais être mangé. Au fond, c'est juste; le Concile de Trente dit aussi la même chose. Mais rappelons-nous ce que veut dire recevoir le Seigneur. Ce n'est jamais seulement un acte physique comme lorsque je mange un morceau de pain. Cela ne saurait pour cela jamais être seulement l'acte d'un moment. Recevoir le Christ signifie: aller à sa rencontre, l'adorer. Pour cette raison, la réception peut dépasser la célébration eucharistique, oui, c'est même nécessaire. Plus l'Eglise a pénétré le mystère eucharistique, plus elle a compris qu'elle ne peut pas finir de célébrer la communion dans les minutes auxquelles la messe est limitée. Ce n'est que lorsqu'on a allumé dans les églises la lampe du Saint-Sacrement et qu'on l'a posée à côté du tabernacle que le mystère a éclos comme une fleur et que la plénitude du mystère eucharistique a été accueillie par l'Église. L'église n'est pas un local dans lequel tôt le matin a lieu une fois quelque chose, tandis qu'il demeurerait vide et «sans fonction» pour le reste de la journée. Dans le local qu'est l'église, il y a toujours l'Église puisque le Seigneur se donne toujours, puisque le mystère eucharistique demeure et puisqu'en nous avançant vers ce mystère, nous sommes toujours inclus dans le culte divin de toute l'Église croyante, priante et aimante. 


 
Nous connaissons tous la différence entre une église remplie de prières et une église devenue un musée. Aujourd'hui, nous courons le grand danger que nos églises deviennent des musées et qu'elles aient alors le son des musées: quand elles ne sont pas fermées, elles sont pillées. Elles ne vivent plus. La mesure de la vie de l'Église, la mesure de son ouverture intérieure, se montrera dans le fait qu'elle pourra tenir ses portes ouvertes parce qu'elle est une église remplie de prières. Je vous prie donc tous, de tout cœur, de reprendre de l'élan pour cela. Ressouvenons-nous du fait que l'Église est toujours vivante, qu'en elle le Seigneur vient continuellement à notre rencontre. 


 
L'Eucharistie et sa communion seront d'autant plus remplies que nous nous préparerons nous-mêmes pour le Seigneur dans une prière silencieuse devant la présence eucharistique et que nous deviendrons de véritables communiants. Une telle adoration est toujours plus que de parler à Dieu en général. On pourrait, à juste titre, objecter ce qu'on entend très souvent: je peux aussi bien prier dans la forêt, dans la nature. On le peut, certes. Mais s'il n'y avait que cela, alors l'initiative de la prière, c'est nous seuls qui la prendrions; alors Dieu serait un postulat de notre pensée - s'il répond, s'il peut et veut répondre, cette question resterait ouverte. L'Eucharistie signifie: Dieu a répondu. L'Eucharistie est Dieu comme réponse, comme présence qui répond. Alors, l'initiative de la relation entre Dieu et l'homme n'est plus notre affaire, mais celle de Dieu, et ce n'est qu'ainsi que cela devient sérieux. C'est pourquoi la prière dans l'espace de l'adoration eucharistique atteint un niveau tout à fait nouveau; c'est maintenant que la relation est devenue bilatérale et donc vraiment sérieuse. Oui, elle est non seulement bilatérale, mais universelle: quand nous prions en présence de Jésus-Eucharistie, nous ne sommes jamais seuls. Alors, toute l'Église célébrant l'Eucharistie prie toujours avec nous. Alors, nous prions dans l'espace de l'exaucement, puisque nous prions dans l'espace de la mort et de la résurrection, donc là où est exaucée la plus véritable de toutes nos demandes: la demande de la victoire sur la mort, la demande de l'amour qui est plus fort que la mort. Dans cette prière, nous ne nous tenons plus devant un Dieu imaginaire, mais devant le Dieu qui s'est donné à nous réellement; devant le Dieu qui, pour nous, s'est fait communion et qui, ainsi, nous libère pour la Communion et nous conduit à la résurrection, nous qui étions limités. Nous devons chercher à nouveau une telle prière.Seule l'Église priante est ouverte. Elle seule est vivante et invite les hommes; elle offre à la fois communion et espace de silence.  Que nous redevenions Église priante et, par là, Église ouverte. 


 
Toutes ces pensées nous mènent finalement à une dernière réflexion. Le Seigneur se donne à nous en son Corps. Par conséquent, nous devons lui donner une réponse adéquate avec notre corps. Cela signifie surtout que l'Eucharistie doit dépasser les limites de l'espace ecclésial et s'exprimer dans les formes multiples du service envers l'homme et envers le monde. 


 
Mais cela signifie aussi que notre piété, notre prière demandent une expression corporelle. Puisque le Seigneur ressuscité se présente dans son Corps, nous devons répondre avec notre âme et notre corps. Toutes les possibilités spirituelles de notre corps font nécessairement partie de la manière de célébrer l'Eucharistie: nous chantons, nous parlons, nous nous taisons, nous sommes assis, debout ou à genoux. Autrefois, nous avons peut-être trop négligé le chant et la parole et nous nous sommes tus les uns à côté des autres. Aujourd'hui, nous courons, inversement, le danger d'oublier le silence. Mais les trois réunis - le chant, la parole et le silence - sont seulement la réponse dans laquelle la plénitude de notre corps spirituel se présente au Seigneur. 


 
C'est vrai tout autant pour les trois attitudes fondamentales du corps: la position assise, la station debout, la position à genoux. Autrefois, nous avons peut-être trop oublié la station debout et en partie aussi la position assise, comme expression d'une écoute détendue, et nous nous sommes trop mis à genoux. Aujourd'hui, nous encourons là aussi le danger inverse. Et pourtant, là aussi, l'expression propre des trois attitudes est nécessaire. L'écoute recueillie de la Parole de Dieu dans la position assise fait aussi bien partie de la liturgie que la station debout comme expression de la disponibilité, tout comme Israël a mangé debout l'agneau pascal en signe de sa disposition à l'Exode, sous la conduite de la Parole de Dieu. La station debout est, de plus, l'expression de la victoire du Christ: au terme d'un duel, c'est le vainqueur qui se tient debout. Cette même signification se retrouve dans le fait qu'Étienne, avant son martyre, voit le Christ debout à la droite de Dieu (cf. Ac 7, 56). Notre station debout pendant l'Évangile est ainsi, par dessus le geste de l'exode que nous partageons avec le peuple d'Israël, la station debout près du Ressuscité, la confession de sa victoire. Enfin, la position à genoux est aussi essentielle: en tant que geste incarné d'adoration dans laquelle nous restons debout, prêts et disponibles, mais dans laquelle nous nous inclinons en même temps devant la grandeur du Dieu vivant et de son Nom. D'après le récit de saint Luc, Jésus-Christ lui-même a prié à genoux durant les dernières heures avant sa passion, sur le mont des Oliviers (cf. Lc 22, 41). Étienne tomba à genoux lorsqu'avant son martyre, il vit le Ciel ouvert et le Christ debout (cf. Ac 7, 60).
 
 
Devant celui qui est debout, il se met à genoux. Pierre a prié à genoux pour demander à Dieu la résurrection de Tabitha (cf. Ac 9, 40). Après son grand discours d'adieux devant les anciens d'Éphèse (avant son départ pour Jérusalem où l'attend la captivité), Paul a prié avec eux à genoux (cf. Ac 20,36). C'est l'hymne au Christ de la lettre aux PhiIippiens (cf Ph 2, 6-11) qui va le plus loin. Elle applique à Jésus-Christ la promesse d'Isaïe annonçant la prosternation à genoux de toute la terre devant le Dieu d'Israël: «au nom de Jésus », tout «s'agenouille, au plus haut des cieux, sur la terre et dans les enfers» (Ph 2, 10). Ce texte ne nous apprend pas seulement le fait que l'Eglise primitive s'est mise à genoux devant Jésus-Christ, mais il en donne aussi la raison: elle se prosterne devant lui - le Crucifié - en le confessant ainsi publiquement comme Seigneur du monde en qui la promesse du régne universel du Dieu d'Israël s'accomplit. Face aux Juifs, elle atteste sa foi en lui par le fait que la Loi et les Prophètes ont parlé de Jésus quand il était question du «Nom» de Dieu. Elle résiste au culte impérial- à cette prétention totale de la politique - avec ce nouveau règne universel de Jésus qui limite le pouvoir politique. Elle exprime son adhésion à la divinité de Jésus. Nous nous tenons à genoux avec Jésus; nous nous agenouillons devant Jésus avec ses témoins - depuis Étienne, Pierre et Paul, et ceci est une expression de la foi qui, depuis le début, comme témoignage visible de sa relation à Dieu et au. Christ, était pour celle-ci indispensable. Cette position à genoux est l'expression corporelle de notre adhésion à la présence réelle de Jésus-Christ qui, comme Dieu et homme, avec son corps et son âme, avec sa chair et son sang, se rend présent parmi nous. «Quelle est la grande nation dont les dieux se fassent aussi proches que notre Dieu?" Prions le Seigneur d'éveiller à nouveau en nous la joie de sa proximité, de faire de nous à nouveau des adorateurs. Sans l'adoration, il n'y a pas de transformation du monde. « Dieu nous est proche » L’Eucharistie au cœur de l’Église Benoit XVI Page 94-98, Edition "Parole et Silence" 




 


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Seigneur, qu'est-ce que l'homme pour que tu en fasses si grand cas? Qu'est-il pour que ton coeur lui soit ouvert?
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MessagePosté le: Aujourd’hui à 14:29    Sujet du message: Recevoir le Christ

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