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Volonté divine /discernement


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Carole
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MessagePosté le: Mer 25 Avr 2012 - 10:41    Sujet du message: Volonté divine /discernement

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Enseignement du Père Serviteur Maurice Descôteaux de la Communauté Jésus est Seigneur dont font partis Thomas , Martine comme compagne et moi comme postulante.


 
Enseignement du 11 mars 2012


Discernement : qu’elle la volonté de Dieu?


Résumé
Débutons ce troisième enseignement sur le discernement par un résumé du dernier qui portait sur nos conceptions de Dieu.
Nous nous étions posé la question suivante : si le discernement consiste à faire la volonté de Dieu, de quel Dieu s’agit-il? En effet, notre culture, notre éducation véhiculent de nombreuses images de Dieu qui ne sont pas forcément le Dieu des Évangiles, ni le Dieu de Jésus Christ. Nous avions alors mis en évidence quatre images de Dieu parmi celles qu’on rencontre le plus souvent.
  • Il y a d’abord l’image du Dieu moraliste et punisseur, une image qui était et est encore très répandue, peut-être encore plus au Québec. C’est l’image d’un Dieu qui nous attend au coin avec un gourdin pour nous taper sur les doigts à chaque fois que nous faisons une coche mal taillée. Dans cette conception, nous n’existons pas tellement comme individu, nous n’avons qu’à correspondre à un comportement qui nous est imposé, alors que Jésus est venu précisément proclamer que nous avions chacun et chacune du prix à ses yeux et que nous existons comme personne. Nous ne sommes donc pas condamnés, au cours de notre vie, à ne correspondre qu’à une sorte de loi écrite quelque part.

[*]La seconde, c’est l’image d’un Dieu idée, concept. C’est le Dieu des savants et des philosophes pour qui Dieu est cause, principe. Dans cette conception, Dieu n’est pas quelqu’un mais une idée.
[*]La troisième image, c’est celle du Dieu guerrier, d’un Dieu qui nous débarrasse de nos ennemis. Images que nous trouvons fréquemment dans tous ces textes apocalyptiques qui nous annoncent la grande vengeance de Dieu sur l’humanité pécheresse qui refuse de se convertir.
[*]Puis la quatrième conception de Dieu est celle du Dieu gâteau, marshmallow, une image qui est complètement à l’opposée des trois précédentes. Dans cette image, on peut tout faire, il nous prend tels que nous sommes, il nous pardonne tout, nous passe tout. Elle est la lecture à l’envers de cette phrase de Jésus lorsqu’il dit qu’il est venu pour servir et non pour être servi. Dans cette conception, il serait donc entièrement à notre service.



Mais étant données ces quatre images, et beaucoup d’autres que nous n’avons pas mises en évidence, nous nous sommes demandés alors : mais est-il possible de connaître Dieu? Oui, avons-nous répondu. En effet, Jésus déclare : « Qui me voit voit le Père. » Jésus nous révèle dans toute sa profondeur qui est le Père. Et quel est ce Père qu’il nous révèle? Un Dieu qui est amour, qui N’est qu’amour, dit François Varillon. Par conséquent, la question devient donc : peut-on savoir quelque chose de l’amour?
Nous en avions tiré quelques caractéristiques. En disant aussi qu’il n’est pas aisé de parler de l’amour quand on réfère à toutes les conceptions qui ont court aujourd’hui à ce sujet. Néanmoins, nous en avions dégagé quelques caractéristiques :
  • Nous avions dit que l’amour est essentiellement don et accueil, comme Jésus l’a illustré de diverses façons au cours de sa vie. Il a été don, jusqu’à mourir sur la croix pour nous. Il a accueilli tous, sans exception.

[*]Nous avions dit aussi que l’amour est forcément pauvre. En effet, l’amour se donne et il donne tout, jusqu’à sa propre vie. Un amour qui prendrait serait un amour égoïste. On notera que cette qualité de l’amour s’oppose diamétralement à la tentation de l’avoir. Pour beaucoup, aimer, c’est posséder. Les toutes premières expériences de l’amour se font par le biais de la possession : je possède ma mère qui me nourrit; je possède mes amis et je veux les garder en exclusivité; etc.
[*]L’amour est forcément dépendant. Pensons à la brebis perdue, à l’enfant prodigue. Le berger ou le père n’ont de cesse que lorsqu’ils retrouvent ou la brebis perdue, ou le fils qui revient. On remarquera que cette qualité de l’amour s’oppose diamétralement à la tentation du pouvoir, du contrôle. Et si l’amour est dépendant, cela entraîne des conséquences, nous nous savons dépendants les uns des autres. Et Jésus va plus loin que tout lorsqu’il nous dit : « Sans moi, vous ne pouvez rien faire ». Alors que le péché d’Adam a été de vouloir être tout, par ses propres forces, sans Dieu. Et l’homme d’aujourd’hui, par la science et la technique, s’estime capable d’indépendance, et cela jusqu’à ce qu’il fasse face à sa propre finitude. Nous sommes dépendants de Dieu, et paradoxalement, Dieu l’est de nous. Et cette dépendance, elle tout le contraire de la tentation du pouvoir.
[*]Et enfin, l’amour est forcément humble. Tout amour qui serait prétentieux n’est pas de l’amour. Cette qualité s’oppose diamétralement à la tentation du valoir.

Ces caractéristiques contribuent à nous révéler qui est Dieu.
Mais est-ce que tout cela n’entraîne pas des conséquences sur le discernement? Ce tableau qu’on vient de brosser brièvement ne nous renvoie-t-il pas à une attitude de fond, une manière d’être qui colore tout processus de discernement que j’aurais à faire?
Rappelons-nous alors notre point de départ que je présentais comme ce qui allait traverser entièrement nos réflexions sur le discernement. C’est celui-ci : la personne qui discerne se présente comme quelqu’un qui serait « à l’affût de son Dieu, tel un amoureux qui épie chez la personne aimée les moindres désirs pour y répondre », selon cette belle phrase de Jean-Guy Saint-Arnaud. Ce que nous avons fait jusqu’à présent vise à développer en nous cette attitude fondamentale qui consiste à être des amoureux à l’affût de leur Dieu, visant avec lui la perfection de l’amour. Et si nous sommes appelés à une perfection quelconque, c’est bien à celle de l’amour, bien avant la perfection morale. Si nous atteignons à la perfection de l’amour, tel que Dieu lui-même nous y forme progressivement, il n’y aura aucun problème avec la perfection morale qui viendra toute seule.
Voilà pour le résumé du dernier enseignement, fait un peu long volontairement parce que les considérations qu’il contient sont tout à fait fondamentales dans la ligne du discernement.
Quelle est donc la volonté de Dieu?
Si donc discerner consiste à faire la volonté de Dieu, et que nous savons mieux maintenant de quel Dieu nous parlons, il nous reste à nous demander si nous pouvons savoir quelque chose de sa volonté. Y a-t-il moyen de savoir ce qu’est cette volonté?
Rappelons-nous d’abord ce texte dans Matthieu (22, 34-40) dans lequel un légiste, pour mettre en boîte Jésus lui demande quel est le grand commandement dans la Loi. Et Jésus répond : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme, de toute ta volonté. » Il ajoute : « Un second est aussi important : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. »
Donc, dans cet extrait, la volonté de Dieu est parfaitement claire. Mais comme Jésus répond à un légiste, il l’a fait de façon un peu formelle. Mais dans le privé, avec ses disciples, il parle d’une tout autre façon. Il s’agit du chapitre 15 de saint Jean, dans les versets 1 à 17. Pénétrons ce texte un peu dans le détail.


Versets 1 à 5
Dans ces versets, Jésus met les pendules à l’heure. Il dit qu’il est la vigne, que son père est le vigneron et que nous, nous sommes les sarments. Et non le contraire. Ce n’est pas nous qui sommes le centre, mais la vigne, c’est-à-dire Jésus. Et de cet ordre des choses, il y a un désir manifesté clairement, c’est que nous portions du fruit. Nous avons là une première piste de la volonté de Dieu sur nous.


Verset 6
On y entendrait, dans un premier sens, un langage plutôt dur. Pourtant, cela tombe sous le sens. Une plante qui sèche, on la jette dehors. Même chose pour nous : coupons-nous de la vigne, et nous dessècherons. Il ne s’agit pas d’une menace, de la part de Jésus, mais du simple bon sens. En effet, perdons de vue le vigneron qui veut que nous produisions du fruit, détachons-nous de la vigne qui nous nourrit et nous allons forcément nous dessécher.
Ce que nous apprenaient les cinq premiers versets, c’est que nous sommes appelés à vivre une intimité avec le Seigneur, qu’il habite la totalité de notre vie du matin au soir et du soir au matin, comme le chantent les psaumes, par exemple, et non une relation ponctuelle. Les engagements que nous prenons dans la communauté ne consistent pas simplement à faire des choses, comme sa prière le matin, faite comme une sorte d’obligation ou de formalité à remplir; les engagements visent à nous garder greffés sur la vigne, le cœur de Dieu. Il ne s’agit pas d’acheter le cœur de Dieu. Cela vise une attitude de fond qui consiste à être à l’affût de son Dieu, d’être sous une sorte de tension constante vers mon Dieu.
Donc, en ce début de chapitre 15, Jésus nous remet à l’ordre, rappelant que c’est le vigneron qui décide, c’est la vigne qui nourrit et c’est nous qui, restant greffés à la vigne, sommes appelés à produire du fruit.


Verset 7, 8, 9
Le point de départ est simple : « Demeurez en moi comme moi je demeure en vous. » Mais notez l’insistance de Jésus dans ce passage : « Demeurez en moi ». Quant à l’autre membre de la phrase, c’est un acquis : lui, il demeure déjà en nous. Et l’invitation est à l’effet que nous demeurions tout le temps en lui et non seulement de temps en temps. Et alors, toute notre vie prend une tournure toute spéciale quand je sais que je suis en lui, tout le temps et que lui est en moi, tout le temps.
Et découle de cela cette promesse : « Vous demanderez ce que vous voudrez, cela vous arrivera. » Mais ne perdons pas de vue le reste du texte : SI vous demeurez en moi, et SI mes paroles demeurent en vous. Demeurez en moi et demeurez dans mon amour, c’est la même chose. Il est question d’amour et non d’une quelconque affiliation, et d’un amour qui est appelé à porter du fruit. C’est tout à l’opposé des trois grandes tentations, celles de l’avoir, du pouvoir et du valoir. Mais alors, que demanderons-nous si nous vivons à fond cet amour? Nous allons faire comme saint François, nous allons souffrir de voir que l’amour n’est pas aimé. Et notre plus grand désir consistera à faire connaître l’amour qui fait vivre. Bref, à porter du fruit. Et non demander pour notre propre consommation (tel d’ailleurs que l’expose s. Jacques dans sa lettre, chapitre 4). Greffés à lui, nous allons découvrir peu à peu que l’essentiel de la vie, ce ne sont pas des objets, des choses, mais un être nouveau qui a à advenir, ce qui est la volonté du Seigneur sur nous.
La mauvaise façon de considérer ce passage, c’est de penser que, en étant bon avec le Seigneur, j’aurai tout ce que je veux. Ce serait là un pur calcul pour tirer avantage de Dieu, dans le style donnant-donnant, selon une manière de penser tout humaine. Les deux SI que nous retrouvons dans ces versets sont importants. Le contenu de ces deux SI consiste à produire du fruit et à être des disciples.
Ce que nous venons de voir loge au cœur du discernement : toute personne qui veut s’engager dans un discernement fonde sa démarche sur cette saisie première, qui articule sa pensée, son cœur, tout autant que ses décisions. Tout tourne autour du fait qu’il y a d’abord le vigneron, puis la vigne, et que je suis greffé à la vigne, et non à mon moi-même, mes volontés, mes aspirations, etc.!


Versets 10-11
Ici, Jésus nous dit comment nous pouvons demeurer dans son amour. C’est en observant ses commandements, dit-il. Il précise que si nous observons ses commandements, comme lui observe ceux de son Père, alors nous resterons dans son amour, comme lui demeure dans l’amour de son Père. Et s’il nous a dit tout cela, c’est pour que sa joie soit en nous, et que la nôtre soit parfaite.
Ici, le mot « commandement » n’a pas la même connotation pour nous. Notre époque répugne à toute forme de commandement. On ne prend pas d’ordre. Au verset 12, le commandement se lit de façon très claire : « Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés. » Il vient de dire juste avant : « Demeurez dans mon amour », et maintenant il ajoute de nous aimer les uns les autres.(comme je vous ai aimés)


Versets 12 à 15
Ici, ce que dit Jésus tombe sous le sens : une personne est véritablement une amie si elle est fidèle. Si elle n’est pas fidèle, même si elle prétend à l’amitié, elle n’est pas vraiment amie. L’amitié entraîne la fidélité. L’inimité, c’est l’infidélité. Amour et amitié ne peuvent être que réciproques. S’ils ne sont pas réciproques, tu peux aimer, mais dans la souffrance.
Et désormais, nous dit Jésus, nous sommes des amis, et non des serviteurs, puisqu’il nous a fait connaître la volonté de son Père. Ce qui est important de constater, c’est que le vigneron n’est pas à l’écart de sa vigne et des sarments plantés sur la vigne. Il y a une connaissance qui nous est livrée, nous savons tout désormais.


Versets 16 et 17
Dans ces versets, il est dit que non seulement Jésus nous a choisis, mais qu’il nous a aussi institués, c’est-à-dire chargés de mission : que vous alliez, que vous portiez du fruit et que votre fruit demeure. Mais Jésus insiste encore sur la nécessité de s’aimer les uns les autres.
Rappelons-nous nos origines dans la communauté : nous y sommes arrivés avec tout plein de besoins personnels. De sorte que nous voulions la communauté pour nous, ce qui est normal au début d’un cheminement. On a alors besoin d’être nourri, et c’est une nécessité. Mais peu à peu, au fur et à mesure que j’en apprends sur cette réalité de l’amour, j’apprends en même temps que la réalité profonde de l’amour est le don de soi. Nous devenons eucharistie les uns pour les autres et c’est l’un des grands aspects du charisme de notre communauté. Il y aurait une contradiction insoutenable si, d’un côté, je voulais vivre un amour concentré avec le Seigneur, mais de l’autre, je serais en rupture totale avec les gens qui m’entourent. Si le Seigneur veut que nous portions du fruit et que nous soyons eucharistie les uns pour les autres et pour le monde, cela signifie que cette relation d’amour est à cultiver en chacun de nous de façon quotidienne. Donc, cet amour vécu, que je recherche et qui m’habite, devrait transparaître dans mon langage, mes attitudes, mes manières d’être.


Conclusion
Jésus expose nettement sa volonté sur nous dans ce chapitre 15. Ce chapitre est à lire et à relire, jusqu’à ce que ces paroles nous travaillent le dedans. Demeurez dans mon amour, soyez des disciples, produisez du fruit, tels sont les mots de sa volonté. On ne peut prétendre à du discernement si ces dimensions profondes ne sont pas entrées dans notre cœur, dans notre esprit, dans notre intelligence. On arrivera sans doute à une sorte de discernement, parce que c’est aussi une méthode, mais on ne pourra pas prétendre faire du discernement spirituel. Le discernement spirituel va prendre sa source sur une connaissance de Dieu que j’aurais découverte à force d’intimité avec lui.
Comment puis-je dire que je connais une personne? Seulement dans la mesure où j’ai vécu quelque chose de très concret avec cette personne et d’un peu profond. Par conséquent, je ne pourrai prétendre faire du discernement au nom de Dieu si je n’ai pas cette intimité quotidienne avec lui. Ce qu’ont bien compris les saints et les saintes, et ce que nous expose tout à fait bien saint Paul dans sa lettre aux Romains, chapitre 12. Il invite à n’être pas prétentieux des dons que le Seigneur nous donne. L’humilité du charisme suppose qu’on n’en parle même pas, mais qu’on le vive, et qu’on lise ce que le Seigneur nous dit à travers ses charismes. Il y a une humilité à ce que l’amour de Dieu qui est répandu dans nos cœurs et nous donne des lumières.  
Bonne lecture et que l'Esprit Saint vous recouvre de son ombre!
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Seigneur, qu'est-ce que l'homme pour que tu en fasses si grand cas? Qu'est-il pour que ton coeur lui soit ouvert?


Dernière édition par Carole le Mar 26 Fév 2013 - 00:29; édité 4 fois
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Marie
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MessagePosté le: Jeu 26 Avr 2012 - 05:26    Sujet du message: Volonté divine /discernement

Merci Caro, que la volonté de Dieu se fasse ! Oui, que l'Esprit nous recouvre de son ombre
Vrai : "par conséquent, je ne pourrai prétendre faire du discernement au nom de Dieu
si je n'ai pas cette intimité quotidienne avec lui".
Nous nous efforçons tous (e) à faire
la volonté de Dieu; mais, nous sommes humains et Dieu nous pardonne nos manquements
et nos maladresses involontaires car c'est un Dieu d'Amour et de miséricorde et il voit
dans nos coeurs notre sincérité pour lui plaire.


Gloire à la Communeauté Jésus est Seigneur et à ses membres qui savent si bien
nous diriger et nous enseigner la parole de Dieu !

Ces versets sont a méditer !



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Si tu veux te tenir debout devant le monde, apprend à te mettre à genoux devant Dieu. - Mère de Joseph Guiho
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MessagePosté le: Mar 9 Oct 2012 - 17:02    Sujet du message: Volonté divine /discernement

merci
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Marie
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MessagePosté le: Mar 9 Oct 2012 - 18:15    Sujet du message: Volonté divine /discernement

La recherche de la volonté de Dieu Lecture proposée: Pr 3.6; Rm 12.1-2
Tout croyant aimerait glorifier Dieu par une marche selon Sa volonté (Ps 40.8; Ps 143.10). Dans la pratique, la volonté divine n'est pas toujours explicite et les directives surnaturelles (cf Act 22.10; Ac 9.10 etc.) ne sont pas la règle, mais l'exception. Dieu fixe plutôt un cadre dans lequel il laisse le chrétien libre de son choix.

1. Dieu veut le bien de ses enfants
  • Dieu recherche le bien de ceux qui lui appartiennent et désirent le suivre (Rm 8.28)et a pour eux des projets de paix et de bonheur (Jr 29.11; Jn 17.13), ce qui n'exclut pas les épreuves (Jc 1.2-3).
  • Dieu ne cherche pas à contrecarrer les désirs légitimes de ses enfants qui marchent avec intégrité, au contraire, il leur accorde ce que "leur coeur désire" (Ps 37.3-4; Ps 84.11) ce qui n'exclut pas qu'il puisse lui demander de renoncer à un avantage immédiat. Dieu n'est ni dur, ni capricieux.
2. Dieu révèle sa volonté morale dans la BibleL'Ecriture donne des principes et des commandements qui servent d'indications générales pour le comportement du croyant (1 Th 4.3-12; 1 Th 5.11-22; Ph 2.5; 1 Pi 1.15-16; 2 Ti 2.22; etc.). Dans les domaines où la Bible impose une attitude, les croyants doivent obéir (Deut 10.12-13; Rm 12.9-21).

3. Dieu accorde la liberté de choix
Dieu n'a pas fixe d'avance tous les détails de la vie du croyant. Il lui laisse une liberté d'action, donc de choix. Cette liberté joue sur deux plans:

4. Dieu accorde la sagesseLe croyant est responsable de la rechercher et de la demander à Dieu (Pr 2.1-9; Pr 8.17; Jc 1.5-8) et de la mettre en oeuvre. Pour agir avec sagesse, il convient:



Dieu accordant à ses enfants une réelle possibilité de choix, il reste souvent une zone d'incertitude. Les uns s'engageront, d'autres attendront. Dans tous les cas ils ne faut pas agir avec impulsion. (Pr 20.25)

5. Dieu est souverain
Le libre choix que Dieu accorde aux siens ne saurait entraver Sa souveraineté (Ps 115.3; Ps 135.6). Ainsi Dieu peut intervenir de façon contraignante pour le croyant qui doit donc, par avance, se soumettre humblement à Sa volonté (cf. 1 Co 16.7; 1Co 4.19; Act 18.21; Ps 25.9)et être prêt à renoncer éventuellement à son projet.
En soumettant à Dieu le choix qu'il a fait librement, le croyant sait que Dieu le préservera des fausses voies. Il fait ainsi un acte de foi que Dieu honore (Ps 55.23) et il se sait protégé face a la décision qu'il a prise. (Ac 16.6-8;2 Sam 7.1-13)
PERE ...QUE CE NE SOIT PAS MA VOLONTE MAIS LA TIENNE QUI SOIT FAITE Luc 22.42



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MessagePosté le: Mer 10 Oct 2012 - 03:00    Sujet du message: Volonté divine /discernement

merci Marie
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MessagePosté le: Aujourd’hui à 14:25    Sujet du message: Volonté divine /discernement

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