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Luc 12, 10-17


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eli29s
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MessagePosté le: Lun 24 Oct 2011 - 13:31    Sujet du message: Luc 12, 10-17

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Luc 12, 10-17
Guérison d’une infirme.
  Luc n’avait pas donné de récit de miracle depuis 9, 50 et il n’en rapportera que trois autres d’ici la fin du récit du voyage (19, 28). La raison d’être des guérisons n’est plus, en effet, de conduire les spectateurs à se poser la question de l’identité de Jésus (cf. 11, 14ss). Propre à Luc – tout comme l’explication précédente à laquelle la relie le chiffre dix-huit (v. 4. 11. 16) –, celle-ci est surtout l’occasion d’une dispute concernant le sabbat. Cette notation chronologique, évidemment fondamentale, se croise avec une localisation non moins significative : c’est dans une synagogue, un jour de sabbat,  qu’une fille d’Abraham, membre du peuple élu, est délivrée de sa maladie, libérée de l’esclavage dans lequel Satan la tenait.
  Le récit de guérison proprement dit est assez bref (v.10-13). Pour la dernière fois dans l’évangile, Jésus enseigne dans une synagogue. Une femme souffre d’une infirmité, attribuée à un esprit de maladie, qui lui interdit de se tenir droite ; incapable de relevé la tête, tel un être libre, elle est courbée, liée par Satan, ainsi que l’explicitera Jésus. Spontanément, ce dernier lui déclare qu’elle est libérée de sa maladie, mais ne lui donne pas d’ordre du genre « relève-toi ! » ; et il accomplit un geste souvent lié au rite d’exorcisme (cf.4, 40). Aussitôt, la femme fut redressée : comme dans le constat de Jésus, le verbe au passif indique l’œuvre divine. La femme ne s’y trompe pas, qui se met à exalter Dieu dans cette génération dont l’éclat suscite sa gratitude. Contrairement aux récits de miracles antérieurs, elle est seule à réagir de la sorte ; c’est l’argumentation de Jésus, qui fera sortir la foule de sa réserve (cf. v. 17).
  Surgit alors la question du jour du Sabbat (v. 14-16). Le chef de la synagogue est indigné de la guérison, qu’il considère comme un travail. Mais n’osant pas attaqué Jésus de front, il s’en prend à la foule… qui n’est pourtant pas là explicitement pour se faire guérir (contrairement à (15 ; 6, 18). L’homme rappelle que l’interdiction de tout travail le jour du sabbat fait parti du plan éternel de Dieu (cf. Ex 20, 9) : il faut travailler seulement six jours.
  Emanant de celui qui est le Seigneur, le maître du sabbat, la réponse stigmatise les hypocrites : le chef de synagogue et tous les autres adversaires sont de ces gens qui ne veulent pas discerner la nouveauté des temps (12, 56). Jésus cite le comportement de chacun d’eux qui, le jour du sabbat, délie un animal pour qu’il puisse s’approcher de ce qui est nécessaire à la vie : l’eau – cela est d’ailleurs présupposé par la législation rabbinique. Et par un argument a fortiori, il applique ce fait hebdomadaire à la situation de la femme qui, elle aussi, était liée.
  Au moment même où il se révèle prophète – il sait combien a duré l’infirmité –, Jésus va plus loin : la volonté de Dieu n’est pas seulement que cette femme soit guérie. Reprenant ironiquement l’expression « il faut » employé par le responsable religieux, il affirme ceci : qu’une telle guérison ai lieu le jour du sabbat appartient au plan de l’histoire du salut. Pourquoi en effet est-il prescrit que, le sabbat, « ni toi… ni ta servante, ni ton bœuf, ni ton âne, ne ferez aucun travail » (Dt5, 14) ? Pour que « tu te souviennes que tu as été esclave au pays d’Egypte, et que le Seigneur ton Dieu t’en a fait sortir » (Dt 5, 15). Jésus est maître du sabbat, (cf.6, 5) car il ne sait pas seulement que l’intégrité de l’être humain prend le pas la nécessaire observance du précepte (6, 9) ; il révèle la vraie signification de cette institution divine, qui est de libéré l’être humain de toute contrainte. En prenant lui-même l’initiative de délier cette femme, ce jour-là, de l’esclave de Satan (cf. un troisième verbe au passif), Dieu a poursuivi en sa faveur l’œuvre de libération entreprise lors de l’Exode ; par Jésus, son envoyé, il redonne son identité de femme libre à cette fille d’Abraham.
  Si la guérison a indigné le chef religieux, la déclaration de Jésus divise l’auditoire (cf. 2, 34) ; elle remplit de confusion ses adversaires (cf. Is 45, 16), tandis que toute la foule se réjouit – ce que le miracle n’avait pas encore suscité au v. 13.  
 
____________________
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MessagePosté le: Aujourd’hui à 14:29    Sujet du message: Luc 12, 10-17

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