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Est-ce que Jésus est Dieu ?


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Marie
Bienheureux
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Hors ligne

Inscrit le: 31 Juil 2008
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MessagePosté le: Lun 19 Sep 2011 - 13:48    Sujet du message: Est-ce que Jésus est Dieu ?

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 "Est-ce que Jésus est Dieu ? Jésus a-t-il proclamé être Dieu ?"

Réponse:
Nulle part dans la Bible on ne voit Jésus disant en termes précis: "Je suis Dieu". Mais cela ne veut pas dire qu'Il ne s'est pas proclamé Dieu. Prenez par exemple les paroles de Jésus dans Jean 10:30: "Moi et le Père nous sommes un." À première vue, cela ne ressemble pas à une proclamation d’identité divine. Regardez toutefois la réaction des Juifs: "Ce n'est point pour une bonne œuvre que nous te lapidons, mais pour un blasphème, et parce que toi, qui es un homme, tu te fais Dieu." (Jean 10:33). Les Juifs ont compris dans cette déclaration de Jésus sa proclamation d’identité divine. Dans les versets suivants, Jésus n'a jamais corrigé les Juifs en disant: ''Je ne me proclame pas Dieu.'' Ceci indique que Jésus disait vraiment qu'Il était Dieu en disant: "Moi et le Père nous sommes un" (Jean 10:30). Jean 8:58 est un autre exemple. Jésus déclara: "En vérité, en vérité, je vous le dis, avant qu'Abraham fût, je suis." Encore une fois, en réponse à cette déclaration, les Juifs prirent des pierres pour tenter de le lapider (Jean 8:59). Pourquoi voulurent-ils lapider Jésus s'Il n'avait pas dit quelque chose qu'ils croyaient être un blasphème, une proclamation comme quoi il était Dieu ?

Jean 1:1 dit que "la Parole était Dieu." Jean 1:14 dit que "la Parole a été faite chair". Ceci indique clairement que Jésus est Dieu dans la chair. Actes 20:28 nous dit: "pour paître l'Église du Seigneur, qu'il s'est acquise par son propre sang." Qui a acquis l'église avec son propre sang ? Jésus-Christ. Actes 20:28 déclare que Dieu s'est acquis l'église avec son propre sang. Alors, Jésus est Dieu !

Thomas a dit en parlant de Jésus: "Mon Seigneur et mon Dieu !" (Jean 20:28). Jésus ne le corrige pas. Tite 2:13 nous encourage d'attendre le retour du grand Dieu et de notre Sauveur, Jésus-Christ. (voir aussi 2 Pierre 1:1). Dans Hébreux 1:8, le Père déclare en parlant de Jésus: "Mais Il a dit au Fils: Ton trône, ô Dieu est éternel; Le sceptre de ton règne est un sceptre d'équité."

Dans Apocalypse, un ange indique à l'apôtre Jean de n'adorer que Dieu (Apocalypse 19:10). Plusieurs fois dans la Bible, Jésus est adoré (Matthieu 2:11; 14:33; 28:9,17; Luc 24:52; Jean 9:38). Il n'empêche jamais les gens de l'adorer. Si Jésus n'était pas Dieu, Il aurait dit au peuple de ne pas l'adorer, tout comme l'ange dans l'Apocalypse l'avait fait. Il y a plusieurs autres passages et versets dans la Bible qui proclament la divinité de Jésus.

La plus importante raison pour que Jésus soit Dieu est que s'Il n'avait pas été Dieu, Sa mort sur la croix n'aurait pas suffi à payer le prix pour les péchés du monder entier (1 Jean 2:2). Seul Dieu pouvait payer une pénalité si infiniment grande. Seul Dieu pouvait prendre sur Lui tous les péchés du monde (2 Corinthiens 5:21), mourir, et ressusciter - prouvant Sa victoire sur le péché et la mort.

 
     


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Si tu veux te tenir debout devant le monde, apprend à te mettre à genoux devant Dieu. - Mère de Joseph Guiho
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Carole
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MessagePosté le: Lun 19 Sep 2011 - 23:08    Sujet du message: Est-ce que Jésus est Dieu ?

4                    Trois passages de l’Écriture sur la préexistence et la divinité de Christ — Jean 1:1-18 ; Col. 1:13-20 ; Hébreux 1
Laissant donc maintenant de côté «les discours spécieux» et «l’enseignement des hommes», qui tendent à obscurcir la gloire du Fils de Dieu, et prenant en mains l’infaillible parole de Dieu, examinons ensemble, mon cher ami, ce qu’elle nous enseigne touchant la préexistence et la divinité de Christ. Il sera précieux et rafraîchissant, pour vous comme pour moi, d’arrêter nos regards sur sa Personne glorieuse.
Il est d’abord trois passages principaux que je rapprocherai l’un de l’autre pour les passer en revue avec vous. Ce sont Jean 1:1-18 ; Col. 1:13-20, et Héb. 1. L’Esprit Saint, par la plume de Jean et de Paul, fait ressortir, dans ces passages, la gloire divine de Christ à des points de vue différents, en rapport avec le but et la portée de l’évangile et des épîtres où ils se trouvent. Ainsi, le premier nous montre en Christ, Dieu lumière et vie, le second le présente comme un Être divin au-dessus de toutes les vaines conceptions de l’esprit humain, et le dernier affirme sa divinité en contraste avec la position et la nature des anges. Mais dans tous les trois, nous voyons sa personnalité distincte et son existence comme Dieu avant les temps. Sa relation éternelle avec Dieu est établie dans nos trois passages. Dans Jean, il est «le Fils unique qui est dans le sein du Père». Y eût-il dans l’éternité un moment où le sein du Père ne possédait pas un Fils, objet de son amour ? Il est, dit Paul aux Colossiens, «le Fils de son amour». «Dieu est amour» (1 Jean 4:8), c’est son essence éternelle. Pouvons-nous concevoir l’amour éternel sans une personne à aimer ? Non ; aussi le Fils éternel était-il là, Lui, la sagesse incréée, «ses délices de tous les jours» (Prov. 8:30). Le passage de l’épître aux Hébreux le présente simplement comme le Fils, mais c’est une relation qui le place infiniment au-dessus des anges.
Il est vrai que, dans quelques endroits, Christ est nommé Fils de Dieu en vertu de sa naissance miraculeuse dans ce monde (Luc 1:35). Mais, même alors, ce titre ne saurait s’appliquer à une créature, à quelqu’un qui ne serait qu’un homme (voy. Héb. 1:5). «Dieu a envoyé son Fils, né de femme», dit l’apôtre (Gal. 4:4). Celui qui naissait de femme, était déjà le Fils de Dieu. On voudrait que la relation indiquée pour Christ, par l’expression fils, ne différât point de celle dans laquelle nous pouvons entrer par la foi. Mais nos trois passages montrent clairement qu’il s’agit d’une filiation tout autre, d’une relation unique et éternelle, qui emporte avec elle l’égalité de nature et d’essence avec Dieu. C’est bien ainsi, comme je vous l’ai fait remarquer, que l’entendaient les Juifs, et Jésus ne leur dit pas qu’ils se trompent. Remarquez, de plus, qu’en aucun de ces passages, Jésus-Christ n’est déclaré Fils de Dieu en vertu de sa sainteté. Il est Fils de Dieu par nature.
Les passages dont nous nous occupons placent, en effet, devant nous, la gloire divine que possède le Fils en lui-même.
Il est DIEU. «La Parole (ou le Verbe) était Dieu». — «Toute la plénitude de la Déité s’est plu à habiter en lui» (comp. Col. 2:9). — «Ton trône, ô Dieu, demeure aux siècles des siècles» [Héb. 1:8]. Son existence est éternelle, non seulement dans l’avenir, mais dans le passé ; elle a précédé les siècles. «Au commencement était la Parole», dit Jean. Quel commencement ? Avant que rien n’existât, elle était, et elle était une personne distincte dans l’essence divine, car il ajoute : «La Parole était auprès de Dieu». «Par Lui, Dieu a fait les mondes» (Hébr. 1:2). Il existait donc avant les mondes. «Il est», dit Paul, «le premier-né de toute création», c’est-à-dire avant et au-dessus de toutes les choses créées. En effet, l’apôtre continue : «Car en lui ont été créées toutes choses... et lui est avant toutes choses». Et aux Hébreux, il écrit, en citant un Psaume qu’il applique à Christ : «Toi, dans les commencements, Seigneur, tu as fondé la terre, et les cieux sont l’ouvrage de tes mains» [Héb. 1:10]. Il préexiste donc à tout comme Dieu et Créateur de tout.
«Toutes choses furent faites par elle» (la Parole). «Toutes choses furent créées par lui et pour lui». Notez la différence entre le début du vers. 16 [Col. 1], «en lui (en  autw) ont été créées toutes choses», et la fin du vers. 16, «par lui (di  autou)», le premier indiquant que la puissance créatrice réside en Lui-même ; par lui montre plutôt son action créatrice. Ne trouvez-vous pas remarquable l’insistance des écrivains sacrés sur ce fait de la création de toutes choses par Christ ? L’Esprit Saint, par avance, répondait aux négations de la science moderne, touchant la préexistence et la divinité de Christ.
Mais poursuivons. Jean, après avoir affirmé que la Parole est une Personne distincte, divine et éternelle, ajoute : «En elle était la vie», et non pas est la vie, bien que ce dernier soit vrai. Mais Jean parle de son existence antérieure. Or, avoir la vie en soi, n’est-ce pas un attribut divin ? Toute créature vit par un acte divin, mais Lui, Christ, a la vie en lui-même ; il en est la source éternelle ; il est le vivant» (Apoc. 1:18), titre qui n’est donné qu’à Dieu. Cette «vie était la lumière des hommes», et «la vraie lumière qui, venant dans le monde, éclaire tout homme», c’est Lui. Voilà encore sa préexistence nettement affirmée. Elle l’est d’une manière non moins positive par ces paroles : «La Parole devint chair». Elle devint ce qu’elle n’était pas — un homme — mais avant cela elle existait d’une existence divine, personnelle et éternelle.
Les passages que nous étudions nous montrent en Christ d’autres attributs divins. «Toutes choses subsistent par lui», ou plutôt «en lui» ; «il soutient toutes choses par la parole de sa puissance» ; voilà satoute puissance. Depuis quand toutes choses subsistent-elles en Lui et les soutient-il par sa parole ? Est-ce seulement depuis qu’il a été ressuscité et qu’il est entré dans la gloire divine ? Et que signifient encore ces paroles : «Eux (les cieux et la terre), ils périront, mais toi, tu demeures ;... ils seront changés, mais toi, tu es le même» ? N’est-ce pas son immutabilité en contraste avec la création changeante sortie de ses mains ? C’est encore le Dieu éternel. Aussi, quand Dieu l’introduit dans le monde comme le Premier-né, (vous voyez encore là sa préexistence), il dit : «Que tous les anges de Dieu lui rendent hommage». Quel est Celui devant qui les anges mêmes doivent se prosterner et adorer ? Serait-ce une créature ?
Vous remarquerez encore un autre trait de sa gloire divine. Il révèle Dieu, non comme un prophète qui apporte des communications divines qu’il a reçues, mais comme étant Lui-même l’expression de tout ce qu’est Dieu. Or, comment cela pourrait-il avoir lieu s’il n’était pas Dieu lui-même ? «Personne ne vit jamais Dieu», dit Jean, «le Fils unique, qui est dans le sein du Père, lui, l’a fait connaître». Voir Dieu, c’est le contempler dans son essence. Or cela n’est donné à aucun homme, à aucune créature. C’est «la lumière inaccessible», où il habite, Lui que personne n’a vu, ni ne peut voir (1 Tim. 6:16). Mais c’est là où le Fils se trouve de toute éternité ; pour Lui, c’est le sein du Père. Comment être là, dans cette lumière, s’il n’est pas Dieu ? Et c’est parce que là est sa demeure, où il jouit de l’amour du Père, dans une union ineffable avec Lui, participant de son essence et de ses attributs, que Lui, le Fils unique, a pu le faire connaître. Il rend témoignage de ce qu’il a vu (Jean 3:11).
Ce passage est tout à fait parallèle à celui de l’épître aux Colossiens. «Le Fils de son amour», est «l’image du Dieu invisible». Dieu ne peut être connu et contemplé en Lui-même, dans son essence — c’est là ce que veut dire invisible. Christ est la manifestation parfaite de ce Dieu que l’homme ne peut voir ; mais il l’est parce qu’il a en Lui la plénitude de l’essence et des perfections divines. C’est ainsi qu’il est son image, le reproduisant, si j’ose dire ainsi, d’une manière parfaite et, en même temps, accessible à l’homme. Or c’est là ce qui ne peut appartenir à une créature, mais à Celui-là seul qui est de nature et d’essence divines. Qui connaît Jésus, connaît le Père ; qui l’a vu, a vu le Père (Jean 8:19 ; 14:7, 9). Et ce ne peut être uniquement dans le sens moral que l’apôtre nomme Christ l’image du Dieu invisible, car aussitôt après il le montre revêtu des attributs divins en puissance créatrice.
Le passage de l’épître aux Hébreux exprime en d’autres termes la même vérité. Le Fils est «le resplendissement de la gloire de Dieu et l’empreinte de sa substance». Comme les rayons du soleil révèlent le soleil et ne peuvent être séparés de lui, ainsi Christ révèle Dieu, parce qu’il est Dieu. «Nous vîmes sa gloire», dit Jean, «une gloire comme d’un Fils unique de la part du Père» (Jean 1:14). La gloire de Dieu, c’est toutes ses perfections, tous ses attributs, tout ce qu’il est, tout-puissant, omniscient, immuable, amour, vie et lumière, et tout cela est manifesté et resplendit en Christ. Il est «l’empreinte de sa substance», ou de son Être, de ce qu’Il est en lui-même. Comme l’empreinte d’un sceau reproduit tous les traits du sceau même, ainsi Christ, dans sa Personne éternelle, présente tous les traits incommunicables de la nature divine. Or cela pourrait-il appartenir à un homme ? Cela peut-il être sans une similarité d’essence ? Non ; car Dieu ne donnera pas sa gloire à un autre (Ésaïe 42:8). Pour être le resplendissement de cette gloire, il faut la posséder, il faut être Dieu.
 
5                    «en forme de Dieu» — Phil. 2:6-11
Ces trois portions de l’Écriture ne sont-elles pas la démonstration victorieuse de l’existence éternelle de Christ comme Personne divine, de même nature et de même essence que le Père ? Il me semble que, pour le nier, il faut fermer les yeux à l’évidence, ou plutôt on ne le peut qu’en niant la parole de Dieu.
Homme, Christ l’est devenu, mais pour le devenir, il fallait qu’il existât auparavant. Outre les paroles de Jean : «Et la Parole devint chair», d’autres passages enseignent d’une manière positive cette existence antérieure de Christ, ainsi que son égalité de nature avec Dieu. Le plus remarquable et le plus clair se trouve dans le second chapitre de l’épître aux Philippiens (vers. 6 à 11). Il est d’autant plus frappant que cette épître n’est point du tout doctrinale, et qu’ici Christ nous est présenté comme modèle à imiter. Ne voyons-nous pas par là que l’existence éternelle de Christ comme Dieu, un avec le Père, égal à Lui en essence, était un fait qui pénétrait tout l’enseignement apostolique, doctrinal et pratique, et en était le fondement ? On pourrait en trouver bien d’autres exemples. Mais arrêtons-nous un instant sur ce que l’apôtre dit aux Philippiens. Christ «étant (ou existant) en forme de Dieu», c’est-à-dire possédant en Lui-même tout ce qui fait que Dieu est Dieu, l’essence et les perfections divines ; «il n’a pas regardé comme un objet à ravir (ou une usurpation), d’être égal à Dieu, mais s’est anéanti». Adam, en forme d’homme, voulait être comme Dieu ; mais Christ, «en forme de Dieu», en possession de la Majesté et de la gloire divines, n’a pas fait comme Adam : «Il s’est anéanti». Ces dernières paroles, comme celles qui suivent, montrent bien qu’il est question de son existence antérieure au moment où il a paru sur la terre. «Mais il s’est anéanti lui-même, prenant la forme d’esclave, étant fait (ou devenu) à la ressemblance des hommes». Il devient ainsi ce qu’il n’était pas auparavant ; le contraste est complet de toute manière et fait ressortir sa préexistence comme Dieu. Il existait «en forme de Dieu» ; de cette gloire divine, il s’abaisse volontairement, s’anéantit et prend «la forme d’esclave», tout ce qui appartient à la condition d’homme et de serviteur, obéissant même jusqu’à la mort de la croix. En «forme de Dieu» est ce qu’il était ; «en forme d’esclave» est ce qu’il devient. N’oublions pas toutefois que, dans cet abaissement où il était descendu en devenant un homme, il n’avait pas abdiqué sa divinité, il ne cessa jamais d’être Dieu. Je dis cela, mon cher ami, parce que l’on a prétendu que la doctrine que nous défendons, consiste en ce que Christ était «un Dieu devenant à un moment donné un simple homme pour redevenir un Dieu». Il est devenu un homme, un homme parfait, «tenté en toutes choses comme nous, à part le péché» (Hébr. 4:15), mais sans cesser d’être ce qu’il était, est, et sera, Dieu béni éternellement. Cela n’est pas être un simple homme. De cet abaissement profond où il s’était placé, «Dieu l’a haut élevé». Il lui a donné comme Homme la place suprême d’honneur et de gloire (Hébr. 2:9). Christ n’est pas redevenu Dieu, mais, revêtu de l’humanité qu’il avait prise et qu’il garde à jamais, le Fils rentre, avec une gloire nouvelle, dans la gloire divine qui n’avait jamais cessé d’être sienne (Jean 17:5).
 
6                    «à la ressemblance des hommes» — Phil. 2:7
Bien d’autres témoignages à la réelle et éternelle divinité de Christ, sont rendus dans l’évangile de Jean, les épîtres et l’Apocalypse. Elle y éclate partout. Supprimez-la, et tout, dans le christianisme, doctrine et morale, perd sa force. Le culte rendu au Sauveur devient une idolâtrie, et ce que la plume a peine à écrire, une idolâtrie sanctionnée [= approuvée] par Christ lui-même qui, n’étant qu’un homme, se serait fait Dieu, comme les Juifs le Lui reprochent (Jean 10:33). Sans doute, Christ, dans l’Écriture, apparaît comme vrai homme, nous ne saurions trop insister sur cette vérité. C’est comme homme qu’il a été manifesté (Hébr. 9:26), mais cet homme est Dieu. Il l’est, non pas dans le sens que Dieu l’animait d’une manière spéciale par son Esprit et Lui communiquait quelque chose de divin ; non, Il était Dieu dans le sens absolu du mot : «Dieu manifesté en chair» (1 Tim. 3:16).
Même dans ce passage de Philippiens 2, où sa vraie et parfaite humanité est établie en termes si clairs, remarquez, mon cher ami, avec quel soin l’apôtre le distingue des autres hommes pour bien réserver sa nature divine. «Fait à la ressemblance des hommes» ; «en figure comme un homme» ; pourquoi ces expressions ? C’est que l’homme Jésus ne diffère pas seulement de nous en rang, comme on l’a voulu dire, mais en essence, c’est-à-dire en ce qu’il était né du Saint-Esprit, et était en même temps vrai Dieu.
 
7                    Jean, chapitres 5, 8, 10, 12
Au risque d’allonger, je voudrais rappeler encore d’autres témoignages de l’Écriture, démontrant la préexistence et la divinité éternelle du Sauveur. Lorsqu’il s’agit d’un sujet aussi important et qui touche à sa gloire, pourrions-nous trop insister ? Jésus disait aux Juifs : «Mon Père travaille jusqu’à maintenant, et moi je travaille» (Jean 5:17, 18). C’est son union avec le Père — son Père — qu’il affirme ainsi, union qui provient de ce que le Père et Lui sont de même nature. Comment, sans cela, se mettre sur le même rang ? Ce n’est pas une imitation du Père, ou le résultat d’un ordre du Père, mais une nécessité de sa nature divine. Et cela est tellement vrai que le Seigneur ajoute : «Le Fils ne peut rien faire de lui-même, à moins qu’il ne voie faire une chose au Père, car quelque chose que celui-ci fasse, le Fils aussi de même le fait» (vers. 19).
Les Juifs ne se trompent pas sur la portée de la première déclaration de Christ. Ils veulent le faire mourir, parce qu’en disant que Dieu était son propre Père, c’est-à-dire son Père dans un sens exclusif et qui n’appartient qu’à Lui, il se faisait égal à Dieu, et se plaçait ainsi sur la même ligne en travaillant comme le Père. Jésus détrompe-t-il les Juifs ? Leur dit-il qu’ils interprètent mal sa pensée, comme il aurait dû le faire, s’il n’avait pas accepté que c’était la vérité ? Non, il l’affirme encore plus fortement dans les versets suivants, où il déclare qu’en union intime de volonté et d’amour avec le Père, il possède et accomplit lui-même et par lui-même tout ce qui caractérise exclusivement Dieu, comme de donner la vie et d’exercer le jugement, «afin», ajoute le Seigneur, «que tous honorent le Fils comme ils honorent le Père. Celui qui n’honore pas le Fils, n’honore pas le Père qui l’a envoyé». Honorent-ils le Fils comme le Père, ceux qui privent le Fils de sa préexistence éternelle, affirmée encore ici, et le font descendre au rang d’une créature ?
Lisez au chap. 8, vers. 58, cette déclaration solennelle et d’un sens si profond : «En vérité, en vérité, je vous dis : Avant qu’Abraham fût (ou devint), JE SUIS». Vous avez là encore sa préexistence, mais bien plus : l’affirmation qu’il possède en lui-même l’être absolu, éternel, appartenant à Dieu seul. «JE SUIS», est la parole adressée à Moïse par Jéhovah, du sein du buisson ardent (Ex. 3:14) ; c’est le nom essentiel et incommunicable de Dieu. Abraham fut ou devint ; c’est ce qui caractérise toute créature ; Lui, Christ, dit : «JE SUIS». Qui donc ose après cela le mettre sur le même rang qu’Abraham ? Les Juifs ont bien compris. Pour eux, c’est un blasphème, et ils veulent lapider Jésus. J’ajouterai qu’aux versets 24 et 28 du même chapitre, Jésus fait une déclaration analogue : «Si vous ne croyez pas que c’est moi — ou littéralement «que je suis», — vous mourrez dans vos péchés».
Prenez au chap. 10, les vers. 31 à 37. Le Seigneur vient de parler aux Juifs de son unité d’action avec le Père, dans le soin qu’il prend de ses brebis auxquelles il donne la vie éternelle. Donner la vie éternelle ! Cela appartient-il à un homme, faites-le aussi excellent que vous voudrez ? Nul, si ce n’est Celui «en qui est la vie», qui est Lui-même la vie éternelle, ne peut la communiquer. De plus, ces paroles : «Personne ne les ravira de ma main», expriment que Jésus a la puissance divine, la même que celle du Père. «Personne», dit-il, «ne peut les ravir de la main de mon Père». Aussi termine-t-il en disant «Moi et le Père, nous sommesun». Un homme, une créature pourrait-elle s’exprimer ainsi sans blasphème ? En disant : «nous», Jésus se place positivement sur le même rang que le Père ; et «nous sommes un», ou une même chose, ne signifie pas seulement avoir un même sentiment, une même pensée, ou agir de concert. Cela va plus loin et exprime l’unité de nature et d’essence.
Cette fois encore les Juifs ont parfaitement compris Jésus. Ils veulent le lapider, «parce que toi, étant Homme», lui disent-ils, «tu te fais Dieu». Pour eux c’était un blasphème, et pour nous c’en est un aussi, si Christ n’est pas Dieu réellement, mais un homme, même un homme au-dessus des autres par sa naissance et sa sainteté. Jésus ne détrompe pas les Juifs ; il ne rectifie pas leur pensée, comme il l’eût fait si elle n’avait pas été exacte. Au contraire, il la confirme : «Dites-vous à celui que le Père a sanctifié et qu’il a envoyé dans le monde : Tu blasphèmes, parce que j’ai dit : Je suis le Fils de Dieu ?» Vous avez de nouveau ici sa préexistence et sa déité. Jésus en appelle ensuite aux oeuvres qu’il fait et termine en disant : «Croyez les oeuvres, afin que vous connaissiez et que vous croyiez que le Père est en moi, et moi en Lui» ; paroles qui, à coup sûr, indiquent une union qui ne peut être celle d’un homme avec Dieu, mais d’une Personne divine avec une Personne divine.
Voyez encore ce que dit l’évangéliste, au chap. 12, vers. 37 à  43. Le Jéhovah, l’Éternel des armées qu’Ésaïe vit siégeant dans le temple, sur son trône haut et élevé, entouré des séraphins qui adorent, n’est autre que l’humble Jésus de Nazareth, que Jean a entendu, vu et touché, la Parole faite chair. «Ésaïe dit ces choses quand il vit sa gloire et qu’il parla de Lui» (vers. 41). C’est ainsi que «JE SUIS» qui parlait avec Moïse, était Celui qui disait aux Juifs : «Avant qu’Abraham fût, JE SUIS».
Que de témoignages pour attester avec puissance l’existence éternelle, personnelle, divine et glorieuse de Christ ! Combien l’âme du croyant est heureuse de les lire et de savoir avec une certitude toujours plus grande, que son Sauveur, Celui sur lequel elle s’appuie pour le temps et l’éternité, est le Rocher des siècles. Les vagues de l’incrédulité et des spéculations humaines peuvent le battre, mais non l’ébranler. En contemplant des yeux de la foi cette Personne divine, le fidèle s’écrie avec l’évangéliste : «Nous vîmes sa gloire, une gloire comme d’un Fils unique de la part du Père», et il adore. Si Christ n’est qu’un homme, un homme miraculeux même dans sa naissance et sa vie, une personne humano-divine, comme l’on a dit, mais qui n’a commencé d’exister comme nous, qu’à sa naissance ici-bas, tous ces témoignages de l’Écriture sont mensongers et nous induisent en erreur quant à la vraie nature de Celui qui se nomme le Fils de Dieu.
 
8                    Jean 14
Mais ils sont vrais, et beaucoup d’autres s’y ajoutent.
«Vous croyez en Dieu, croyez aussi en moi» dit Jésus : (Jean 14:1). Qui est celui qui se place ainsi sur un pied d’égalité avec Dieu, et réclame de ses disciples, pour Lui-même, la même foi, la même confiance qu’ils ont en Dieu ? Peut-il n’être qu’un homme ? Moïse, le plus excellent des prophètes, Paul ou Jean, ou quelqu’un des apôtres, eussent-ils prononcé une telle parole (*) ?
(*) Luther dit à propos de ce passage : «Ici tu vois que Christ parle de Lui-même comme étant égal au Dieu tout-puissant, puisqu’il veut que nous croyions en Lui, ainsi que nous croyons en Dieu. S’il n’était pas vrai Dieu avec le Père, cette foi serait une erreur et une idolâtrie, car le coeur de l’homme ne doit placer sa foi et sa confiance qu’en Dieu seul».
Le Seigneur dit plus loin : «Si vous m’aviez connu, vous auriez aussi connu mon Père ; et dès maintenant vous le connaissez et vous, l’avez vu... Celui qui m’a vu, a vu le Père» (vers. 7-9). Pouvait-il exprimer d’une manière plus claire et plus positive son union avec le Père comme Personne divine ; le fait que Lui-même a énoncé, en disant : Moi et le Père nous sommes un ? La suite de ses paroles le confirme : «Ne crois-tu pas que je suis dans le Père, et que le Père est en moi ? Les paroles que je vous dis, je ne les dis pas de moi-même ; mais le Père qui demeure en moi, est celui qui fait les oeuvres» (vers. 10).
 
9                    Union du Père et du Fils en Jean 14 à 17
Remarquez que, dans la suite de ces derniers discours du Sauveur, cette union de Jésus avec le Père, union qui suppose sa nature divine est clairement indiquée par un autre grand fait : l’envoi du Saint-Esprit. C’est le Père qui l’envoie mais c’est aussi Jésus (chap. 14:16, 25, 26 ; 15:26 ; 16:7) ; et quand le Père l’envoie, c’est au nom de Jésus. Cette grande vérité ressort encore de passages tels que ceux-ci : «Si quelqu’un m’aime, il gardera ma parole, et mon Père l’aimera, et nous viendrons à lui, et nous ferons notre demeure chez lui» (14:23). «Tout ce que le Père a est à moi» (16:15). «C’est ici la vie éternelle, qu’ils te connaissent seul vrai Dieu, et celui que tu as envoyé, Jésus-Christ» (17:3). Je vous le demande, ces paroles ne seraient-elles pas blasphématoires dans la bouche d’une créature ? Elle se mettrait ainsi sur le même rang que Dieu.
La préexistence de Christ n’est pas moins clairement exprimée que sa nature divine. «Jésus, sachant ... qu’il était venu de Dieu, et s’en allait à Dieu» (13:3). «Je suis sorti d’auprès du Père, et je suis venudans le monde ; et de nouveau je laisse le monde, et je m’en vais au Père» (16:28). «Glorifie-moi, toi, Père, auprès de toi-même, de la gloire que j’avais auprès de loi avant que le monde fût» (17:5).
 
10               Jean 20:31
Tout cet évangile rend donc témoignage à la gloire divine de Christ. Il en est imprégné ; elle brille dans toutes les lignes, pour ainsi dire. Il ne nous montre pas Jésus devenant Fils de Dieu en suite de son obéissance et de sa sainteté, mais Fils unique de Dieu de toute éternité. Dieu, dans sa grâce, nous a donné ce précieux écrit pour fonder la gloire de son Fils bien-aimé, devant le monde et dans les âmes des saints ; aussi est-ce celui des évangiles qui a été en butte aux plus ardentes attaques de l’incrédulité et du rationalisme. Il indique d’ailleurs lui-même clairement son but : «Ces choses sont écrites afin que vous croyiez que Jésus est le Christ, le Fils de Dieu, et qu’en croyant vous avez la vie en son nom» (Jean 20:31). Oui, il est le Fils unique et éternel, la Parole incréée et créatrice, Dieu lui-même. Jean, ou plutôt le Saint Esprit par sa plume, répond ainsi aux hérésies qui déjà alors se donnaient carrière à l’égard de la Personne de Christ, et que de nos jours on ne fait que rééditer.
 
11               1 Jean  chapitres  1, 3 et 5
Jetons maintenant un coup d’oeil sur les autres écrits du même apôtre, les épîtres et l’Apocalypse. On ne peut qu’être frappé, en lisant le début de la première épître, de retrouver ce qui caractérise le commencement de l’évangile. On y voit Celui qui est la Parole, la vie, la vie éternelle, préexistant auprès du Père (1 Jean 1:1-3). Les termes même dont Jean se sert affirment sa déité, car on ne peut dire d’un homme qu’il est la vie, la vie éternelle ; ils affirment en même temps son union avec le Père.
Remarquez comment plus d’une fois, dans le courant de l’épître, l’apôtre se sert du pronom «il» ou «lui», pour désigner indifféremment Dieu et Christ. Prenez, par exemple, la fin du chapitre second. «Il sera manifesté» ; Il, c’est-à-dire Christ. «Il est juste», c’est encore Lui. Mais ensuite, nous trouvons, «est né de lui», et au chap. 3, «nous sommes enfants de Dieu». Puis de nouveau, «quand il sera manifesté», et «se purifie comme Lui est pur», c’est de Christ qu’il s’agit. Comparez encore les vers. 5 à 7 du même chapitre avec les vers. 21 à 24. C’est de Christ que parlent les premiers, et les autres parlent de Dieu. Mais on «demeure en lui» (vers. 6), Christ, de même que l’on «demeure en lui» (vers. 24), Dieu. Si nous examinons les vers. 18 à 20 du chap. 5, nous y verrons ressortir le même fait. On est né de Dieu, par Lui on a la vie, il est le Véritable ; mais ce Dieu véritable, c’est Christ, Lui, le Fils de Dieu qui est venu nous le faire connaître, et qui est la vie éternelle, Celui en qui nous la possédons.
Voyez maintenant l’importance que l’apôtre attache à la doctrine du Christ, c’est-à-dire du Fils unique. Les croyants ont à demeurer dans ce qu’ils ont entendu dès le commencement, et alors ils demeurerontdans le Fils et dans le Père. De nouveau le Fils est associé au Père, de manière à montrer leur union intime excluant la pensée que le Fils puisse ne pas posséder la même nature divine que le Père, puisse être une créature, car il est mis sur le même rang. Nier le Fils, c’est n’avoir pas non plus le Père, et c’est là l’antichristianisme. Nier le Fils, c’est Lui refuser ce que la doctrine de Jean expose : son union éternelle et ineffable avec le Père, sa déité non moins que son humanité. Le Fils est Celui dont l’évangile nous parle dans les chap. 1:14, 18, et 3:16, car nous lisons : «En ceci a été manifesté l’amour de Dieu pour nous, c’est que Dieu a envoyé son Fils unique dans le monde, afin que nous vivions par lui» (1 Jean 4:9). Ici encore, de même qu’aux vers. 10 et 14, nous avons la preuve de la préexistence de Christ : «Dieu a envoyé son Fils», Celui qui était la vie éternelle auprès du Père (1:2). Le témoignage que Dieu a rendu, c’est qu’il nous a donné la vie éternelle, «et cette vie est dans son Fils» (5:11). Ici encore, n’avons-nous pas une preuve frappante de la divinité absolue de Christ ? La vie éternelle est en Lui, le Fils de Dieu. Pourrait-elle être dans une créature ? N’est-ce pas un attribut essentiel de Dieu d’avoir en soi la vie ? Une créature a besoin de recevoir la vie pour la posséder, elle ne saurait en être la source. «Celui qui a le Fils», qui le possède par la foi, «a la vie, celui qui n’a pas le Fils de Dieu, n’a pas la vie» (vers. 12). La vie et le Fils, le Fils de Dieu, Christ, sont ici identifiés. Il est la vie. Je le répète : pourrait-il l’être sans être Dieu ?
 
12               2  Jean
J’ai parlé de l’importance que l’apôtre attache à la doctrine du Christ, telle qu’il l’expose dans ses écrits, c’est-à-dire sa divinité éternelle et sa réelle humanité. Écoutons, à cet égard, ce qu’il dit à la dame élue : «Quiconque vous mène en avant (en dehors de la doctrine du Christ, par les spéculations de la science humaine) et ne demeure pas dans la doctrine du Christ, n’a pas Dieu. Celui qui demeure dans la doctrine, celui-là a le Père et le Fils. Si quelqu’un vient à vous et n’apporte pas cette doctrine, ne le recevez pas dans votre maison et ne le saluez pas, car celui qui le salue participe à ses mauvaises œuvres» (2 Jean 9-11). Quelle étroitesse d’esprit ! quelle intolérance ! s’écrierait-on, si quelqu’un, de nos jours, se permettait de telles paroles. À entendre ce qui se dit aujourd’hui, la doctrine du Christ, ce qui concerne la nature du Fils de Dieu, est affaire d’opinion ; cela relève de la science et non de la foi. Qui sait si, en affirmant sa déité, ce n’est pas moi qui me trompe, tandis que ceux qui la nient seraient dans le vrai (*) ? Voilà où nous en sommes réduits avec les docteurs de ce siècle. Où est la vérité ? Où est la certitude ? Mais Jean, ou plutôt l’Esprit Saint par sa plume, dit : «Nous savons», ce n’est pas une opinion ; c’est une certitude ; «nous savons que le Fils de Dieu est venu ; et il nous a donné une intelligence afin que nous connaissions le Véritable ; et nous sommes dans le Véritable, savoir dans son Fils Jésus-Christ : lui est le Dieu véritable et la vie éternelle» (1 Jean 5:20). Et l’apôtre nous trace le chemin à suivre à l’égard de ceux qui n’apportent pas cette doctrine et rabaissent la gloire du Fils de Dieu. Si c’est être intolérant, soyons-le avec Jean, plutôt qu’être indifférent à l’erreur ou de pactiser avec elle.
(*) Les hérétiques dans l’Église libre, 4° lettre
 
13               Apocalypse
Si nous passons à l’Apocalypse, nous n’y verrons pas moins ressortir d’une manière frappante la gloire de la déité de notre adorable Sauveur. Quelque difficulté que puisse offrir l’interprétation de ce livre, duquel cependant il est écrit : «Bienheureux celui qui lit et ceux qui entendent les paroles de la prophétie» (Apoc. 1:3), ce qu’il dit de Christ est aussi clair et positif que possible. Christ y est présenté comme homme, sans doute, car il y est question de Lui comme chef de l’Église et comme établissant son règne dans le monde (chap. 1:12, 13 ; 11:15) ; mais cet homme est revêtu de tous les caractères et de tous les attributs qui n’appartiennent qu’à Dieu ; il est vu constamment associé à Dieu comme une créature ne peut l’être, et il est l’objet de l’adoration de tous les êtres créés.
Considérez d’abord la salutation : «Grâce et paix à vous, de la part de celui qui est, et qui était, et qui vient, et de la part des sept Esprits qui sont devant son trône, et de la part de Jésus-Christ». Voilà Christ associé à Dieu dans son Être immuable et à l’Esprit Saint, mis sur le même rang comme source de grâce et de paix. Comparez les vers. 7, 8 et 17 de ce même chapitre, avec les vers. 12 et 13 du chap. 22. Il en ressort que Christ, celui qui vient, qui est l’Alpha et l’Oméga, le premier et le dernier, le commencement et la fin, est aussi le Seigneur Dieu, le Tout-puissant, Celui qui est, qui était et qui vient. Tous ces titres sont ceux attribués à Dieu dans l’Ancien Testament. Son double caractère d’homme — témoin fidèle et premier-né des morts — et de Dieu éternel, tout-puissant et immuable, est ainsi affirmé de la manière la plus distincte. Nous le voyons encore aux vers. 13 et 16 du même chapitre. Le Fils de l’homme y apparaît revêtu du caractère distinctif de l’Ancien des jours, dans Daniel 7:9. Je ferai la même remarque sur les vers. 17 et 18 : «Moi», dit Jésus, «je suis le premier et le dernier, et le vivant». Le voilà dans sa déité absolue ; Il est le premier, Celui de qui tout tire son être, qui est avant toutes choses ; et Il est aussi le dernier, Celui qui est la fin de tout, à qui tout vient aboutir. Ces paroles d’ailleurs sont le titre que prend Jéhovah lui-même, dans Ésaïe : «Ainsi dit l’Éternel, le roi d’Israël, et son rédempteur, l’Éternel des armées : Je suis le premier, et je suis le dernier ; et hors moi il n’y a pas de Dieu» (Ésaïe 44:6). Jésus, en se les attribuant, ne proclame-t-il pas de la manière la plus formelle sa déité ? Il se nomme ensuite «le vivant» ; comme homme, il a été mort, mais, ressuscité, il est vivant aux siècles des siècles. «Le vivant» exprime autre chose : c’est Celui en qui réside la vie, Dieu même, et c’est encore un des titres de l’Éternel : «L’Éternel Dieu est vérité ; lui est le Dieu vivant» (Jér. 10:10). Écoutons encore l’effusion du coeur de l’apôtre et de l’Église, quand Christ, le fidèle témoin, lui est présenté : «À celui qui nous aime .... à lui la gloire et la force aux siècles des siècles» (1:6). Cette doxologie pourrait-elle, sans une idolâtrie flagrante, être adressée à Christ, s’il n’est pas réellement Dieu ? (comparez Psaume 29:1 ; 96:7).
Contemplons maintenant les scènes célestes décrites aux chap. 4 et 5. Dans le premier, nous avons le Dieu créateur (vers. 11). Sa gloire comme l’Être tout-puissant, saint et immuable, est proclamée par les quatre animaux qui portent les caractères à la fois des séraphins d’Ésaïe 6, et des chérubins d’Ézéchiel 1 : «Saint, saint, saint, Seigneur, Dieu, Tout-puissant, celui qui était, et qui est, et qui vient», disent-ils, de même que les séraphins d’Ésaïe. Les saints glorifiés, représentés par les vingt-quatre anciens, se prosternent et adorent Celui qui vit aux siècles des siècles. N’est-il pas frappant de voir là le Jéhovah des armées d’Ésaïe 6, le même qui en Jean 12, est identifié avec Jésus ?
Mais passons au chap. 5. L’Agneau, qui a été immolé, Celui qui a vaincu, le Lion de la tribu de Juda, Christ, l’homme qui a souffert, est vu au milieu du trône de la Majesté divine. Il est revêtu des symboles de la puissance parfaite et de la toute-connaissance — sept cornes et sept yeux. Les saints glorifiés et les anges l’entourent, et ils adorent l’Agneau rédempteur, comme ils ont adoré le Jéhovah créateur. Puis la création tout entière unit, dans un même acte d’adoration, Celui qui est assis sur le trône et l’Agneau. Le culte du ciel place sur une même ligne Celui qu’on veut nous faire regarder comme un homme et le Dieu suprême, Jéhovah, Élohim, le Tout-puissant ! Encore une fois, Dieu ne donne pas sa gloire à un autre (Ésaïe 42, 8). Si Christ sur la terre et dans le ciel est présenté à l’adoration des saints, c’est qu’il y a droit, c’est qu’il est véritablement Dieu. Sans cela, se prosterner devant Lui n’est qu’un acte d’idolâtrie. S’il n’est qu’une créature, c’est une offense faite à Dieu que de Lui donner son nom ; Thomas a eu tort de Lui dire : «Mon Seigneur et mon Dieu !».
Remarquons encore l’association intime du Dieu Tout-puissant et de l’Agneau dans tout ce livre. La colère de l’Agneau est la colère de Dieu (6:16, 17 ; 11:18) ; le salut vient de Dieu et de l’Agneau (7:10) ; quand le royaume du monde de notre Seigneur et de son Christ est venu, c’est le règne du Tout-puissant (11:15, 17) ; le Seigneur, Dieu, le Tout-Puissant, et l’Agneau, sont le temple de la sainte cité, et le trône de Dieu est aussi celui de l’Agneau (21:22 ; 22:1). Partout, c’est l’exaltation de l’Agneau ; partout, il est associé à Dieu dans la gloire divine comme la possédant lui-même, et que serait-ce, je le répète, sinon la déification de l’homme et une idolâtrie, s’il n’est pas Dieu essentiellement ? Le jour vient où un homme s’assiéra comme Dieu dans le temple de Dieu, se présentant lui-même comme Dieu (2 Thess. 2:4). Mais celui-là c’est l’Inique, l’homme de péché, l’Antichrist. Hélas ! ceux qui privent Christ de sa déité, de sa gloire divine et éternelle, ne frayent-ils pas la voie à ce fils de perdition ? Car qui est l’antichrist, sinon «celui qui nie le Père et le Fils ?» «Quiconque nie le Fils», quiconque ne le reconnaît et ne le confesse pas pour ce qu’il est dans l’essence divine, celui-là «n’a pas non plus le Père», ne saurait être en communion avec le Père qui revendique pour son Fils le même honneur que pour Lui-même (1 Jean 2:22, 23 ; Jean 5:23). Combien ces paroles sont solennelles !
 
14               Actes des apôtres
J’ai rappelé, les trois grands témoignages donnés par Paul en Col. 1, Hébreux 1, et Phil. 2. Il en est d’autres du même apôtre que nous trouvons dans les épîtres et les Actes. Nous trouvons dans ce dernier livre, un fait digne de remarque. Jésus avait été condamné par le sanhédrin comme blasphémateur, pour avoir confessé qu’il était Fils de Dieu. Pour les Juifs, nous l’avons vu, se donner ce titre c’était poser son égalité avec Dieu, se faire Dieu. Paul, avant sa conversion, adoptait sans doute les vues du sanhédrin. «J’étais», dit-il, «un blasphémateur» (1 Tim. 1:13). Mais dès qu’il eut vu Jésus dans la gloire et qu’il eut cru en Lui, «aussitôt il prêcha dans les synagogues que Jésus est le Fils de Dieu» (Actes 9:20). Quelle était la portée de sa prédication sur un tel texte. Par là il reconnaissait l’injustice de la sentence du sanhédrin et confessait que Jésus est Dieu. Lorsqu’il le niait, il était un «blasphémateur». Si Christ n’eût été qu’un homme, Paul aurait pu être un «outrageux», et un «persécuteur», mais non un blasphémateur. Ne pas confesser Christ comme Dieu est un blasphème. Ainsi répudier la condamnation de Jésus par le sanhédrin, non seulement parce qu’elle est injuste, mais blasphématoire ; reconnaître ainsi que Jésus est Dieu, voilà la grande vérité qui est à la base de la conversion de Saul de Tarse. Aussi la voyons-nous proclamée dans ses lettres, comme elle l’était dans ses prédications. «Issu des pères selon la chair, Christ est sur toutes choses Dieu béni éternellement», écrit-il aux Romains (Rom. 9:5). À Timothée, en parlant du grand mystère de la piété, il dit : «Dieu a été manifesté en chair» (1 Tim. 3:16). Je sais qu’il existe une variante, selon laquelle il faudrait traduire : «Celui qui a été manifesté en chair». Mais quoiqu’il en soit, c’est de Christ qu’il s’agit : Lui seul a été manifesté ou est apparu en chair — nous, nous naissons de la chair (Jean 3:6). Dès lors, nous avons le fait qu’avant d’être manifesté ou d’apparaître en chair, il existait. Sa préexistence ou sa divinité éternelle sont donc affirmés dans l’un ou l’autre cas. Écrivant à Tite, l’apôtre dit : «En attendant la bienheureuse espérance et l’apparition de la gloire de notre grand Dieu et Sauveur Jésus-Christ» (Tite 2:13). Lors même que l’on traduirait «de notre grand Dieu et de notre Seigneur Jésus-Christ», comme plusieurs le font, ce passage ne fournit pas moins une preuve de la divinité de Christ, puisque la gloire du grand Dieu est sa gloire. D’ailleurs, il n’est jamais parlé dans l’Écriture de l’apparition de Dieu le Père, venant pour accomplir ses desseins, mais toujours de l’apparition de Jésus-Christ. C’est donc bien «la gloire de notre grand Dieu et Sauveur Jésus-Christ».
Dans les adresses en tête des épîtres, Jésus-Christ notre Seigneur est constamment associé à Dieu le Père. Cela n’indique-t-il pas égalité de nature divine, tout en rappelant l’humanité de Jésus ? Pourrions-nous supposer que celui qui ne serait qu’un homme, une créature, fût ainsi placé sur le même rang que Dieu, pour donner grâce, paix et miséricorde ? Je pourrais m’étendre sur ce sujet ; mais je me borne à relever encore quelques points. Ainsi, nous voyons que le royaume de Dieu est le royaume de Christ : «Aucun cupide (qui est un idolâtre) n’a d’héritage dans le royaume du Christ et de Dieu» — ou «de celui qui est Christ et Dieu» (Éph. 5:5). La grâce de Dieu est la grâce du Seigneur Jésus-Christ (2 Thess. 1:12) ; les appelés de Jésus-Christ sont les appelés de Dieu (Rom. 1:6 ; 8:28, 30) ; l’amour de Dieu et l’amour du Christ sont identifiés (Rom. 8:35, 39).
 
15               Divinité éternelle de Jésus-Christ à la base des autres vérités (Paul et Jean)
En résumé, nous pouvons affirmer que tout, dans les écrits des apôtres, mais surtout ceux de Paul et de Jean, enseigne ou suppose cette grande vérité, la divinité éternelle de Christ. Elle est à la base de tout leur enseignement. Les vérités capitales de la justification par la foi chez Paul, et de toute la rédemption comme il l’expose, ne peuvent subsister si Christ n’est pas Dieu. Et, dans Jean, c’est parce qu’il est Dieu, qu’il est vie et lumière pour les hommes plongés dans les ténèbres et dans la mort.
 

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MessagePosté le: Ven 14 Oct 2011 - 05:34    Sujet du message: Est-ce que Jésus est Dieu ?

LE PLAN DE DIEU QUI S'EST FAIT HOMME (JESUS)

http://www.dailymotion.com/video/x8x96d_le-plan-de-dieu-qui-s-est-fait-homm…
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MessagePosté le: Ven 14 Oct 2011 - 05:46    Sujet du message: Est-ce que Jésus est Dieu ?

Lorsqu'on verra apparaître le Messie Issa ou Jésus à l'heure de la mort, nul ne doutera plus de ce qu'est Dieu: De son AMOUR et de son HUMILITÉ. Ce sera le jour de sa VRAIE VICTOIRE,. Elle ne se fera pas avec des sabres, mais par la vérité et l'amour révélés.
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MessagePosté le: Ven 14 Oct 2011 - 09:40    Sujet du message: Est-ce que Jésus est Dieu ?

Tiens je ne savais pas que c était un sujet lancer, lol
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MessagePosté le: Ven 14 Oct 2011 - 09:44    Sujet du message: Est-ce que Jésus est Dieu ?

DIEU s est fait homme en JESUS son fils hihihi
Jean 1:1 dit que "la Parole était Dieu." Jean 1:14 dit que "la Parole a été faite chair". Ceci indique clairement que Jésus est Dieu dans la chair. Actes 20:28 nous dit: "pour paître l'Église du Seigneur, qu'il s'est acquise par son propre sang." Qui a acquis l'église avec son propre sang ? Jésus-Christ. Actes 20:28 déclare que Dieu s'est acquis l'église avec son propre sang. Alors, Jésus est Dieu !
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MessagePosté le: Ven 14 Oct 2011 - 09:45    Sujet du message: Est-ce que Jésus est Dieu ?

OUI tu as sans doute raison THOMAS.
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