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Foi 2012-2013 Année de la Foi


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Marie
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MessagePosté le: Dim 6 Fév 2011 - 15:04    Sujet du message: Foi 2012-2013 Année de la Foi

PublicitéSupprimer les publicités ?
La foi, est le fait de croire en quelqu’un, en ses paroles.
Croire signifie tenir pour vrai, ajouter foi, avoir confiance.

Croire en Dieu c’est mettre son assurance, sa confiance en Lui.

Le Chrétien croit en Dieu et en sa parole, il croit en Jésus Christ qui est selon la Bible « le chef et le consommateur de la foi » c'est-à-dire celui qui est à l’initiative de la foi, et qui la mène à son accomplissement ; celui vers qui va notre foi.

Jésus et sa parole sont à l’origine de notre foi :« La foi vient de ce qu'on entend, et ce qu'on entend vient de la parole de Christ » Rom. 10 v 17

On peut dire aussi comme dans l’épître aux hébreux chapitre 11 verset 1: « la foi est une ferme assurance des choses qu'on espère, une démonstration de celles qu'on ne voit pas. »

Jésus le demandait : «Que votre cœur ne se trouble point ! Croyez en Dieu et croyez en moi » Jean 1 v 14.

La foi est le moyen par lequel l’être humain a accès à la grâce de Dieu pour être sauvé.
Ephésiens 2 v 8 :
"Car c'est par la grâce que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi. Et cela ne vient pas de vous, c'est le don de Dieu. Ce n'est point par les œuvres, afin que personne ne se glorifie."
Rappelons ce que nous dit la Bible : tous ont pêchés et sont privés de la gloire de Dieu.
Le salaire du pêché c’est la mort, mais le don gratuit de Dieu c’est la vie éternelle en Jésus Christ..  
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Marie
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MessagePosté le: Ven 17 Fév 2012 - 09:08    Sujet du message: Foi 2012-2013 Année de la Foi

Le Symbole d'Athanase (Voici quelle est la foi catholique)
 par christianc le Dim 2 Sep 2007 - 17:53

Attribué à Athanase, avec une première partie beaucoup plus ancienne, ce symbole fait partie de la confession de foi de l'église arménienne, comme de beaucoup d'autres églises. Son style est nettement poétique, procédant de l'exposition du mystère, plutot que de son explication.



Quiconque veut être sauvé doit, avant tout, tenir la foi catholique : s'il ne la garde pas entière et pure, il périra sans aucun doute pour l'éternité.

Voici la foi catholique : nous vénérons un Dieu dans la Trinité et la Trinité dans l'Unité, sans confondre les Personnes ni diviser la substance : autre est en effet la Personne du Père, autre celle du Fils, autre celle du Saint-Esprit ; mais une est la divinité du Père, du Fils et du Saint-Esprit, égale la gloire, coéternelle la majesté.

Comme est le Père, tel est le Fils, tel est aussi le Saint-Esprit : incréé est le Père, incréé le Fils, incréé le Saint-Esprit ; infini est le Père, infini le Fils, infini le Saint-Esprit ; éternel est le Père, éternel le Fils, éternel le Saint-Esprit ; et cependant, ils ne sont pas trois éternels, mais un éternel ; tout comme ils ne sont pas trois incréés, ni trois infinis, mais un incréé et un infini. De même, tout-puissant est le Père, tout-puissant le Fils, tout-puissant le Saint-Esprit ; et cependant ils ne sont pas trois tout-puissants, mais un tout-puissant.

Ainsi le Père est Dieu, le Fils est Dieu, le Saint-Esprit est Dieu ; et cependant ils ne sont pas trois Dieux, mais un Dieu.

Ainsi le Père est Seigneur, le Fils est Seigneur, le Saint-Esprit est Seigneur ; et cependant ils ne sont pas trois Seigneurs, mais un Seigneur ; car, de même que la vérité chrétienne nous oblige à confesser que chacune des personnes en particulier est Dieu et Seigneur, de même la religion catholique nous interdit de dire qu'il y a trois Dieux ou trois Seigneurs.

Le Père n'a été fait par personne et il n'est ni créé ni engendré ; le Fils n'est issu que du Père, il n'est ni fait, ni créé, mais engendré ; le Saint-Esprit vient du Père et du Fils, il n'est ni fait, ni créé, ni engendré, mais il procède.

Il n'y a donc qu'un Père, non pas trois Pères ; un Fils, non pas trois Fils ; un Saint-Esprit, non pas trois Saint-Esprit. Et dans cette Trinité il n'est rien qui ne soit avant ou après, rien qui ne soit plus grand ou plus petit, mais les Personnes sont toutes trois également éternelles et semblablement égales.

Si bien qu'en tout, comme on l'a déjà dit plus haut, on doit vénérer, et l'Unité dans la Trinité, et la Trinité dans l'Unité. Qui donc veut être sauvé, qu'il croie cela de la Trinité.

Mais il est nécessaire au salut éternel de croire fidèlement aussi en l'incarnation de notre Seigneur Jésus-Christ. C'est donc la foi droite que de croire et de confesser que notre Seigneur Jésus-Christ, Fils de Dieu, est Dieu et homme.
Il est Dieu, de la substance du Père, engendré avant les siècles, et il est homme, de la substance de sa mère, né dans le temps ; Dieu parfait, homme parfait composé d'une âme raisonnable et de chair humaine, égal au Père selon la divinité, inférieur au Père selon l'humanité.

Bien qu'il soit Dieu et homme, il n'y a pas cependant deux Christ, mais un Christ ; un, non parce que la divinité a été transformée en la chair, mais parce que l'humanité a été assumée en Dieu ; un absolument, non par un mélange de substance, mais par l'unité de la personne.

Car, de même que l'âme raisonnable et le corps font un homme, de même Dieu et l'homme font un Christ. Il a souffert pour notre salut, il est descendu aux enfers, le troisième jour il est ressuscité des morts, il est monté aux cieux, il siège à la droite du Père, d'où il viendra juger les vivants et les morts.

A sa venue, tous les hommes ressusciteront avec leurs corps et rendront compte de leurs propres actes : ceux qui ont bien agi iront dans la vie éternelle, ceux qui ont mal agi, au feu éternel.

Telle est la foi catholique : si quelqu'un n'y croit pas fidèlement et fermement, il ne pourra être sauvé.




Dernière édition par christianc le Sam 1 Mar 2008 - 20:56, édité 2 fois



 



 http://marthetmarie.lifediscussion.net/t756-le-symbole-d-athanase-voici-que…










 

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MessagePosté le: Ven 17 Fév 2012 - 11:21    Sujet du message: Foi 2012-2013 Année de la Foi

Lettre de Saint Jacques

Supposons que l'un de nos frères ou l'une de nos sœurs n'aient pas de quoi s'habiller, ni de quoi manger tous les jours ; si l'un de vous leur dit : « Rentrez tranquillement chez vous ! Mettez-vous au chaud, et mangez à votre faim ! » et si vous ne leur donnez pas ce que réclame leur corps, à quoi cela sert-il ? Ainsi donc, celui qui n'agit pas, sa foi est bel et bien morte, et on peut lui dire : « Tu prétends avoir la foi, moi je la mets en pratique. Montre-moi donc ta foi qui n'agit pas ; moi, c'est par mes actes que je te montrerai ma foi. Tu crois qu'il y a un seul Dieu ? Tu as raison. Les démons, eux aussi, le croient, mais ils tremblent de peur. Pauvre homme, veux-tu une preuve que la foi sans les oœvres ne sert à rien ? Regarde Abraham notre père : Dieu a fait de lui un juste à cause de ses actes, quand il a offert sur l'autel son fils Isaac. Tu vois bien que sa foi était à l'oeuvre avec ses actes, et ses actes ont rendu sa foi parfaite. Ainsi s'est accomplie la parole de l'Écriture : Abraham eut foi en Dieu,et de ce fait Dieu estima qu'il était juste,
Vous le constatez : l'homme devient juste à cause de ses actes, et pas seulement par sa foi. En effet, comme le corps qui ne respire plus est mort, la foi qui n'agit pas est morte.



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MessagePosté le: Lun 23 Juil 2012 - 05:56    Sujet du message: Foi 2012-2013 Année de la Foi

"Apportez à la maison du trésor toutes les dîmes, afin qu'il y ait de la nourriture dans ma maison. Mettez-moi de la sorte à l'épreuve, dit l'Éternel des armées. Et vous verrez si je n'ouvre pas pour vous les écluses des cieux, si je ne répands pas sur vous la bénédiction en abondance." Malachie 3.10

Dieu a tellement à vous donner. Son désir est d'ouvrir les écluses des cieux, de répandre sa bénédiction et de vous combler de bienfaits (Malachie 3.10). Il est debout dans son entrepôt et il dit : "Je suis un Dieu qui aime et qui donne, mais si peu reçoivent de moi. Ils ne me laissent pas être Dieu pour eux !"


Arrêtez de limiter Dieu et laissez-le être Dieu !
Bien sûr, nous remercions Dieu pour tout ce qu'il a fait et nous a déjà donné. Pourtant, nous ne devons pas être satisfaits de ce que nous considérons comme beaucoup ! De nombreux chrétiens sont satisfaits d'être assis dans l'église et de profiter de la présence de Dieu. Ces personnes ne sont rien de plus que des "éponges satisfaites" ! Elles absorbent tout mais limitent Dieu dans leur vie, tandis qu'il veut tant les oindre pour servir.

Lorsque les disciples s'émerveillèrent des miracles de Christ, Jésus leur répondit : "Dieu a prévu des choses encore plus grandes pour vous !" Un grand nombre d'entre nous sont comme les disciples.


Nous voyons un miracle et nous sommes satisfaits, au point d'en parler tout le reste de notre vie.

Cependant, si nous connaissions vraiment le Seigneur et le laissions être Dieu pour nous, nous lui aurions demandé beaucoup plus !

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MessagePosté le: Mar 24 Juil 2012 - 09:51    Sujet du message: Foi 2012-2013 Année de la Foi



 





LETTRE APOSTOLIQUE 
EN FORME DE MOTU PROPRIO 
 
PORTA FIDEI 
 
DU SOUVERAIN PONTIFE 
BENOÎT XVI 
 
PAR LAQUELLE EST PROMULGUÉE L'ANNÉE DE LA FOI 
 
1. «La porte dela foi» (cf. Ac 14, 27) qui introduit à la vie de communion avec Dieu et permet l’entrée dans son Église est toujours ouverte pour nous. Il est possible de franchir ce seuil quand la Parole de Dieu est annoncée et que le cœur se laisse modeler par la grâce qui transforme. Traverser cette porte implique de s’engager sur ce chemin qui dure toute la vie. Il commence par le baptême (cf. Rm 6, 4), par lequel nous pouvons appeler Dieu du nom de Père, et s’achève par le passage de la mort à la vie éternelle, fruit de la résurrection du Seigneur Jésus qui, par le don de l’Esprit Saint, a voulu associer à sa gloire elle-même tous ceux qui croient en lui (cf. Jn 17, 22). Professer la foi dans la Trinité – Père, Fils et Saint-Esprit – équivaut à croire en un seul Dieu qui est Amour (cf. 1 Jn 4, 8) : le Père, qui dans la plénitude des temps a envoyé son Fils pour notre salut ; Jésus-Christ, qui dans le mystère de sa mort et de sa résurrection a racheté le monde ; le Saint-Esprit, qui conduit l’Église à travers les siècles dans l’attente du retour glorieux du Seigneur.2. Depuis le commencement de mon ministère comme Successeur de Pierre, j’ai rappelé l’exigence de redécouvrir le chemin de la foi pour mettre en lumière de façon toujours plus évidente la joie et l’enthousiasme renouvelé de la rencontre avec le Christ. Dans l’homélie de la messe pour l’inauguration de mon pontificat je disais : « L’Église dans son ensemble, et les pasteurs en son sein, doivent, comme le Christ, se mettre en route, pour conduire les hommes hors du désert, vers le lieu de la vie, vers l’amitié avec le Fils de Dieu, vers celui qui nous donne la vie, la vie en plénitude » [1]. Il arrive désormais fréquemment que les chrétiens s’intéressent surtout aux conséquences sociales, culturelles et politiques de leur engagement, continuant à penser la foi comme un présupposé évident du vivre en commun. En effet, ce présupposé non seulement n’est plus tel mais souvent il est même nié[2]. Alors que dans le passé il était possible de reconnaître un tissu culturel unitaire, largement admis dans son renvoi aux contenus de la foi et aux valeurs inspirées par elle, aujourd’hui il ne semble plus en être ainsi dans de grands secteurs de la société, en raison d’une profonde crise de la foi qui a touché de nombreuses personnes.
3. Nous ne pouvons accepter que le sel devienne insipide et que la lumière soit tenue cachée (cf. Mt5, 13-16). Comme la samaritaine, l’homme d’aujourd’hui peut aussi sentir de nouveau le besoin de se rendre au puits pour écouter Jésus qui invite à croire en lui et à puiser à sa source, jaillissante d’eau vive (cf. Jn 4, 14). Nous devons retrouver le goût de nous nourrir de la Parole de Dieu, transmise par l’Église de façon fidèle, et du Pain de la vie, offerts en soutien de tous ceux qui sont ses disciples (cf. Jn 6, 51). L’enseignement de Jésus, en effet, résonne encore de nos jours avec la même force : « Travaillez non pour la nourriture qui se perd, mais pour la nourriture qui demeure en vie éternelle » (Jn 6, 27). L’interrogation posée par tous ceux qui l’écoutaient est la même aussi pour nous aujourd’hui : « Que devons-nous faire pour travailler aux œuvres de Dieu ? » (Jn 6, 28). Nous connaissons la réponse de Jésus : « L’œuvre de Dieu, c’est que vous croyiez en celui qu'il a envoyé » (Jn 6, 29). Croire en Jésus Christ est donc le chemin pour pouvoir atteindre de façon définitive le salut.
4. A la lumière de tout ceci j’ai décidé de promulguer une Année de la foi. Elle commencera le 11 octobre 2012, lors du cinquantième anniversaire de l’ouverture du Concile Vatican II, et se terminera en la solennité de Notre Seigneur Jésus-Christ Roi de l’univers, le 24 novembre 2013. Le 11 octobre 2012, aura lieu aussi le vingtième anniversaire de la publication du Catéchisme de l’Église catholique, texte promulgué par mon Prédécesseur, le Bienheureux Pape Jean-Paul II [3], dans le but d’exposer à tous les fidèles la force et la beauté de la foi. Ce document, fruit authentique du Concile Vatican II, fut souhaité par le Synode extraordinaire des Évêques de 1985 comme instrument au service de la catéchèse [4] et fut réalisé grâce à la collaboration de tout l’épiscopat de l’Église catholique. Et j’ai précisément convoqué l’Assemblée générale du Synode des Évêques, au mois d’octobre 2012, sur le thème de La nouvelle évangélisation pour la transmission de la foi chrétienne. Ce sera une occasion propice pour introduire la structure ecclésiale tout entière à un temps de réflexion particulière et de redécouverte de la foi. Ce n’est pas la première fois que l’Église est appelée à célébrer une Année de la foi. Mon vénéré Prédécesseur, le Serviteur de DieuPaul VI en avait décidée une semblable en 1967, pour faire mémoire du martyre des Apôtres Pierre et Paul à l’occasion du dix-neuvième centenaire de leur témoignage suprême. Il la pensa comme un moment solennel pour que dans toute l’Église il y eût « une profession authentique et sincère de la même foi » ; en outre, il voulut que celle-ci soit confirmée de manière « individuelle et collective, libre et consciente, intérieure et extérieure, humble et franche » [5]. Il pensait que de cette façon l’Église tout entière pourrait reprendre « une conscience plus nette de sa foi, pour la raviver, la purifier, la confirmer et la proclamer » [6]. Les grands bouleversements qui se produiront en cette Année, ont rendu encore plus évidente la nécessité d’une telle célébration. Elle s’est conclue par laProfession de foi du Peuple de Dieu [7], pour attester combien les contenus essentiels qui depuis des siècles constituent le patrimoine de tous les croyants ont besoin d’être confirmés, compris et approfondis de manière toujours nouvelle afin de donner un témoignage cohérent dans des conditions historiques différentes du passé.
5. Pour certains aspects, mon Vénéré Prédécesseur a vu cette Année comme une « conséquence et une exigence de l’après-Concile » [8], bien conscient des graves difficultés du temps, surtout en ce qui concerne la profession de la vraie foi et sa juste interprétation. J’ai considéré que faire commencer l’Année de la foi en coïncidence avec le cinquantième anniversaire de l’ouverture duConcile Vatican II peut être une occasion propice pour comprendre que les textes laissés en héritage par les Pères conciliaires, selon les paroles du bienheureux Jean Paul II, « ne perdent rien de leur valeur ni de leur éclat. Il est nécessaire qu’ils soient lus de manière appropriée, qu’ils soient connus et assimilés, comme des textes qualifiés et normatifs du Magistère, à l’intérieur de la Tradition de l’Église… Je sens plus que jamais le devoir d’indiquer le Concile comme la grande grâce dont l’Église a bénéficié au vingtième siècle : il nous offre une boussole fiable pour nous orienter sur le chemin du siècle qui commence » [9]. Moi aussi j’entends redire avec force tout ce que j’ai eu à dire à propos du Concile quelques mois après mon élection comme Successeur de Pierre : « Si nous le lisons et le recevons guidés par une juste herméneutique, il peut être et devenir toujours davantage une grande force pour le renouveau, toujours nécessaire, de l’Église » [10].
6. Le renouveau de l’Église passe aussi à travers le témoignage offert par la vie des croyants : par leur existence elle-même dans le monde les chrétiens sont en effet appelés à faire resplendir la Parole de vérité que le Seigneur Jésus nous a laissée. Justement le Concile, dans la Constitutiondogmatique Lumen gentium affirmait : « Tandis que le Christ, ‘saint, innocent, sans tâche’ (He 7, 26), n’a pas connu le péché (cf. 2 Co 5, 21), venant seulement expier les péchés du peuple (cf. He2, 17), l’Église, elle, qui enferme des pécheurs dans son propre sein, est donc à la fois sainte et appelée à se purifier, et poursuit constamment son effort de pénitence et de renouvellement. ‘L’Église avance dans son pèlerinage à travers les persécutions du monde et les consolations de Dieu’, annonçant la croix et la mort du Seigneur jusqu’à ce qu’il vienne (cf. 1 Co 11, 26). La vertu du Seigneur ressuscité est sa force pour lui permettre de vaincre dans la patience et la charité les afflictions et les difficultés qui lui viennent à la fois du dehors et du dedans, et de révéler fidèlement au milieu du monde le mystère du Seigneur, encore enveloppé d’ombre, jusqu’au jour où, finalement, il éclatera dans la pleine lumière » [11].
Dans cette perspective, l’Année de la foi est une invitation à une conversion authentique et renouvelée au Seigneur, unique Sauveur du monde. Dans le mystère de sa mort et de sa résurrection, Dieu a révélé en plénitude l’Amour qui sauve et qui appelle les hommes à convertir leur vie par la rémission des péchés (cf. Ac 5, 31). Pour l’Apôtre Paul, cet Amour introduit l’homme à une vie nouvelle : « Nous avons donc été ensevelis avec lui par le baptême dans la mort, afin que, comme le Christ est ressuscité des morts par la gloire du Père, nous vivions nous aussi dans une vie nouvelle » (Rm 6, 4). Grâce à la foi, cette vie nouvelle modèle toute l’existence humaine sur la nouveauté radicale de la résurrection. Dans la mesure de sa libre disponibilité, les pensées et les sentiments, la mentalité et le comportement de l’homme sont lentement purifiés et transformés, sur un chemin jamais complètement terminé en cette vie. La « foi opérant par la charité » (Ga 5, 6) devient un nouveau critère d’intelligence et d’action qui change toute la vie de l’homme (cf. Rm 12, 2; Col 3, 9-10; Ep 4, 20-29; 2 Co 5, 17).
7. « Caritas Christi urget nos » (2 Co 5, 14): c’est l’amour du Christ qui remplit nos cœurs et nous pousse à évangéliser. Aujourd’hui comme alors, il nous envoie par les routes du monde pour proclamer son Évangile à tous les peuples de la terre (cf. Mt 28, 19). Par son amour, Jésus-Christ attire à lui les hommes de toutes générations: en tous temps il convoque l’Église lui confiant l’annonce de l’Évangile, avec un mandat qui est toujours nouveau. C’est pourquoi aujourd’hui aussi un engagement ecclésial plus convaincu en faveur d’une nouvelle évangélisation pour redécouvrir la joie de croire et retrouver l’enthousiasme de communiquer la foi est nécessaire. L’engagement missionnaire des croyants, qui ne peut jamais manquer, puise force et vigueur dans la redécouverte quotidienne de son amour. En effet, la foi grandit quand elle est vécue comme expérience d’un amour reçu et quand elle est communiquée comme expérience de grâce et de joie. Elle rend fécond, parce qu’elle élargit le cœur dans l’espérance et permet d’offrir un témoignage capable d’engendrer: en effet elle ouvre le cœur et l’esprit de tous ceux qui écoutent à accueillir l’invitation du Seigneur à adhérer à sa Parole pour devenir ses disciples. Les croyants, atteste saint Augustin, « se fortifient en croyant » [12]. Le saint Évêque d’Hippone avait de bonnes raisons pour s’exprimer de cette façon. Comme nous le savons, sa vie fut une recherche continuelle de la beauté de la foi jusqu’à ce que son cœur trouve le repos en Dieu [13]. Ses nombreux écrits, dans lesquels sont expliquées l’importance de croire et la vérité de la foi, demeurent jusqu’à nos jours comme un patrimoine de richesse inégalable et permettent encore à de nombreuses personnes en recherche de Dieu de trouver le juste parcours pour accéder à la « porte de la foi ».
Donc, la foi grandit et se renforceseulement en croyant ; il n’y a pas d’autre possibilité pour posséder une certitude sur sa propre vie sinon de s’abandonner, dans un crescendo continu, entre les mains d’un amour qui s’expérimente toujours plus grand parce qu’il a son origine en Dieu.
8. En cette heureuse occasion, j’entends inviter les confrères Évêques du monde entier à s’unir au Successeur de Pierre, en ce temps de grâce spirituelle que le Seigneur nous offre, pour faire mémoire du don précieux de la foi. Nous voudrons célébrer cette Année de manière digne et féconde. La réflexion sur la foi devra s’intensifier pour aider tous ceux qui croient au Christ à rendre plus consciente et à revigorer leur adhésion à l’Évangile, surtout en un moment de profond changement comme celui que l’humanité est en train de vivre. Nous aurons l’opportunité de confesser la foi dans le Seigneur ressuscité dans nos cathédrales et dans les églises du monde entier; dans nos maisons et auprès de nos familles, pour que chacun ressente avec force l’exigence de mieux connaître et de transmettre aux générations futures la foi de toujours. Les communautés religieuses comme celles des paroisses, et toutes les réalités ecclésiales anciennes et nouvelles, trouveront la façon, en cette Année, de rendre une profession publique du Credo.
9. Nous désirons que cette Année suscite en chaque croyant l’aspiration à confesser la foi en plénitude et avec une conviction renouvelée, avec confiance et espérance. Ce sera aussi une occasion propice pour intensifier la célébration de la foi dans la liturgie, et en particulier dans l’Eucharistie, qui est « le sommet auquel tend l’action de l’Église, et en même temps la source d’où découle toute sa force » [14]. En même temps, nous souhaitons que le témoignage de vie des croyants grandisse en crédibilité. Redécouvrir les contenus de la foi professée, célébrée, vécue et priée [15], et réfléchir sur l’acte lui-même par lequel on croit, est un engagement que chaque croyant doit faire sien, surtout en cette Année.
Ce n’est pas par hasard que dans les premiers siècles les chrétiens étaient tenus d’apprendre de mémoire le Credo. Ceci leur servait de prière quotidienne pour ne pas oublier l’engagement pris par le baptême. Avec des paroles denses de signification, saint Augustin le rappelle quand dans uneHomélie sur la redditio symboli, la remise du Credo, il dit : « Le symbole du saint témoignage qui vous a été donné à tous ensemble et que vous avez récité aujourd’hui chacun en particulier, est l’expression de la foi de l’Église notre mère, foi établie solidement sur le fondement inébranlable, sur Jésus-Christ Notre Seigneur …On vous a donc donné à apprendre et vous avez récité ce que vous devez avoir toujours dans l’âme et dans le cœur, répéter sur votre couche, méditer sur les places publiques, ne pas oublier en prenant votre nourriture, murmurer même intérieurement durant votre sommeil » [16].
10. Je voudrais, à ce point, esquisser un parcours qui aide à comprendre de façon plus profonde non seulement les contenus de la foi, mais avec ceux-ci aussi l’acte par lequel nous décidons de nous en remettre totalement à Dieu, en pleine liberté. En effet, il existe une unité profonde entre l’acte par lequel on croit et les contenus auxquels nous donnons notre assentiment. L’Apôtre Paul permet d’entrer à l’intérieur de cette réalité quand il écrit : « La foi du cœur obtient la justice, et la confession des lèvres le salut » (Rm 10, 10). Le cœur indique que le premier acte par lequel on vient à la foi est don de Dieu et action de la grâce qui agit et transforme la personne jusqu’au plus profond d’elle-même.
L’exemple de Lydie est tout à fait éloquent à ce sujet. Saint Luc raconte que Paul, alors qu’il se trouvait à Philippes, alla un samedi annoncer l’Évangile à quelques femmes ; parmi elles se trouvait Lydie et « le Seigneur lui ouvrit le cœur, de sorte qu’elle s’attacha aux paroles de Paul » (Ac 16, 14). Le sens renfermé dans l’expression est important. Saint Luc enseigne que la connaissance des contenus à croire n’est pas suffisante si ensuite le cœur, authentique sanctuaire de la personne, n’est pas ouvert par la grâce qui permet d’avoir des yeux pour regarder en profondeur et comprendre que ce qui a été annoncé est la Parole de Dieu.
Professer par la bouche, à son tour, indique que la foi implique un témoignage et un engagement publics. Le chrétien ne peut jamais penser que croire est un fait privé. La foi, c’est décider d’être avec le Seigneur pour vivre avec lui. Et ce « être avec lui » introduit à la compréhension des raisons pour lesquelles on croit. La foi, parce qu’elle est vraiment un acte de la liberté, exige aussi la responsabilité sociale de ce qui est cru. L’Église au jour de la Pentecôte montre avec toute évidence cette dimension publique du croire et du fait d’annoncer sans crainte sa propre foi à toute personne. C’est le don de l’Esprit Saint qui habilite à la mission et fortifie notre témoignage, le rendant franc et courageux.
La profession de la foi elle-même est un acte personnel et en même temps communautaire. En effet, l’Église est le premier sujet de la foi. Dans la foi de la communauté chrétienne chacun reçoit le baptême, signe efficace de l’entrée dans le peuple des croyants pour obtenir le salut. Comme atteste le Catéchisme de l’Église catholique : «‘Je crois’ ; c’est la foi de l’Église professée personnellement par chaque croyant, principalement lors du Baptême. ‘Nous croyons’ : c’est la foi de l’Église confessée par les Évêques assemblés en Concile ou, plus généralement, par l’assemblée liturgique des croyants. ‘Je crois’ : c’est aussi l’Église, notre Mère, qui répond à Dieu par sa foi et qui nous apprend à dire : ‘Je crois’, ‘Nous croyons’ » [17].
Comme on peut l’observer, la connaissance des contenus de foi est essentielle pour donner son propre assentiment, c'est-à-dire pour adhérer pleinement avec l’intelligence et la volonté à tout ce qui est proposé par l’Église. La connaissance de la foi introduit à la totalité du mystère salvifique révélé par Dieu. L’assentiment qui est prêté implique donc que, quand on croit, on accepte librement tout le mystère de la foi, parce que Dieu lui-même qui se révèle et permet de connaître son mystère d’amour, est garant de sa vérité [18].
D’autre part, nous ne pouvons pas oublier que, dans notre contexte culturel, de nombreuses personnes, bien que ne reconnaissant pas en soi le don de la foi, sont quand même dans une recherche sincère du sens ultime et de la vérité définitive sur leur existence et sur le monde. Cette recherche est un authentique « préambule » à la foi, parce qu’elle met en mouvement les personnes sur le chemin qui conduit au mystère de Dieu. La raison de l’homme elle-même, en effet, porte innée l’exigence de « ce qui a de la valeur et demeure toujours » [19]. Cette exigence constitue une invitation permanente, inscrite de façon indélébile dans le cœur humain, à se mettre en chemin pour trouver Celui que nous ne chercherions pas s’il n’était pas déjà venu à notre rencontre [20]. La foi nous invite justement à cette rencontre et nous y ouvre pleinement.
11. Pour accéder à une connaissance systématique des contenus de la foi, tous peuvent trouver dans le Catéchisme de l’Église catholique une aide précieuse et indispensable. Il constitue un des fruits les plus importants du Concile Vatican II. Dans la Constitution apostolique Fidei depositumsignée, et ce n’est pas par hasard, à l’occasion du trentième anniversaire de l’ouverture du Concile Vatican II, le Bienheureux Jean-Paul II écrivait : « Ce Catéchisme apportera une contribution très importante à l’œuvre de renouveau de toute la vie ecclésiale … Je le reconnais comme un instrument valable et autorisé au service de la communion ecclésiale et comme une norme sûre pour l’enseignement de la foi » [21].
C’est justement sur cet horizon que l’Année de la foi devra exprimer un engagement général pour la redécouverte et l’étude des contenus fondamentaux de la foi qui trouvent dans le Catéchisme de l’Église catholique leur synthèse systématique et organique. Ici, en effet, émerge la richesse d’enseignement que l’Église a accueilli, gardé et offert au cours de ses deux mille ans d’histoire. De la sainte Écriture aux Pères de l’Église, des Maîtres de théologie aux Saints qui ont traversé les siècles, le Catéchisme offre une mémoire permanente des nombreuses façons dans lesquelles l’Église a médité sur la foi et produit un progrès dans la doctrine pour donner certitude aux croyants dans leur vie de foi.
Dans sa structure elle-même, le Catéchisme de l’Église catholique présente le développement de la foi jusqu’à toucher les grands thèmes de la vie quotidienne. Page après page, on découvre que tout ce qui est présenté n’est pas une théorie, mais la rencontre avec une Personne qui vit dans l’Église. À la profession de foi, en effet, succède l’explication de la vie sacramentelle, dans laquelle le Christ est présent, agissant et continue à construire son Église. Sans la liturgie et les sacrements, la profession de foi n’aurait pas d’efficacité, parce qu’elle manquerait de la grâce qui soutient le témoignage des chrétiens. De la même manière, l’enseignement du Catéchisme sur la vie morale acquiert toute sa signification s’il est mis en relation avec la foi, la liturgie et la prière.
12. En cette Année, par conséquent, le Catéchisme de l’Église catholique, pourra être un véritable instrument pour soutenir la foi, surtout pour tous ceux qui ont à cœur la formation des chrétiens, si déterminante dans notre contexte culturel. Dans ce but, j’ai invité la Congrégation pourla Doctrine de la Foi, en accord avec les Dicastères compétents du Saint-Siège, à rédiger uneNote, par laquelle offrir à l’Église et aux croyants quelques indications pour vivre cette Année de la foi de manière plus efficace et appropriée, au service du croire et de l’évangélisation.
En effet, la foi, se trouve être soumise plus que dans le passé à une série d’interrogations qui proviennent d’une mentalité changée qui, particulièrement aujourd’hui, réduit le domaine des certitudes rationnelles à celui des conquêtes scientifiques et technologiques. Toutefois, l’Église n’a jamais eu peur de montrer comment entre foi et science authentique il ne peut y avoir aucun conflit parce que les deux, même si c’est par des chemins différents, tendent à la vérité [22].
13. Il sera décisif au cours de cette Année de parcourir de nouveau l’histoire de notre foi, laquelle voit le mystère insondable de l’entrelacement entre sainteté et péché. Alors que la première met en évidence le grand apport que les hommes et les femmes ont offert à la croissance et au développement de la communauté par le témoignage de leur vie, le second doit provoquer en chacun une sincère et permanente œuvre de conversion pour faire l’expérience de la miséricorde du Père qui va à la rencontre de tous.
En ce temps, nous tiendrons le regard fixé sur Jésus Christ « à l’origine et au terme de la foi » (He12, 2) : en lui trouve son achèvement tout tourment et toute aspiration du cœur humain. La joie de l’amour, la réponse au drame de la souffrance et de la douleur, la force du pardon devant l’offense reçue et la victoire de la vie face au vide de la mort, tout trouve son achèvement dans le mystère de son Incarnation, du fait qu’il s’est fait homme, qu’il a partagé avec nous la faiblesse humaine pour la transformer par la puissance de sa résurrection. En lui, mort et ressuscité pour notre salut, trouvent pleine lumière les exemples de foi qui ont marqué ces deux mille ans de notre histoire de salut.
Par la foi, Marie a accueilli la parole de l’Ange et elle a cru à l’annonce qu’elle deviendrait Mère de Dieu dans l’obéissance de son dévouement (cf. Lc 1, 38). Visitant Elisabeth, elle éleva son cantique de louange vers le Très-Haut pour les merveilles qu’il accomplissait en tous ceux qui s’en remettent à lui (cf. Lc 1, 46-55). Avec joie et anxiété elle met au jour son fils unique, maintenant intacte sa virginité (cf. Lc 2, 6-7). Comptant sur Joseph son époux, elle porta Jésus en Égypte pour le sauver de la persécution d’Hérode (cf. Mt 2, 13-15). Avec la même foi, elle suivit le Seigneur dans sa prédication et demeura avec lui jusque sur le Golgotha (cf. Jn 19, 25-27). Avec foi Marie goûta les fruits de la résurrection de Jésus et, conservant chaque souvenir dans son cœur (cf. Lc 2, 19.51), elle les transmit aux Douze réunis avec elle au Cénacle pour recevoir l’Esprit Saint (cf. Ac 1, 14; 2, 1-4).
Par la foi, les Apôtres laissèrent tout pour suivre le Maître (cf. Mc 10, 28). Ils crurent aux paroles par lesquelles il annonçait le Royaume de Dieu présent et réalisé dans sa personne (cf. Lc 11, 20). Ils vécurent en communion de vie avec Jésus qui les instruisait par son enseignement, leur laissant une nouvelle règle de vie par laquelle ils seraient reconnus comme ses disciples après sa mort (cf. Jn13, 34-35). Par la foi, ils allèrent dans le monde entier, suivant le mandat de porter l’Évangile à toute créature (cf. Mc 16, 15) et, sans aucune crainte, ils annoncèrent à tous la joie de la résurrection dont ils furent de fidèles témoins.
Par la foi, les disciples formèrent la première communauté regroupée autour de l’enseignement des Apôtres, dans la prière, dans la célébration de l’Eucharistie, mettant en commun tout ce qu’ils possédaient pour subvenir aux besoins des frères (cf. Ac 2, 42-47).
Par la foi, les martyrs donnèrent leur vie, pour témoigner de la vérité de l’Évangile qui les avait transformés et rendus capables de parvenir au don le plus grand de l’amour avec le pardon de leurs propres persécuteurs.
Par la foi, des hommes et des femmes ont consacré leur vie au Christ, laissant tout pour vivre dans la simplicité évangélique l’obéissance, la pauvreté et la chasteté, signes concrets de l’attente du Seigneur qui ne tarde pas à venir. Par la foi, de nombreux chrétiens ont promu une action en faveur de la justice pour rendre concrète la parole du Seigneur venu annoncer la libération de l’oppression et une année de grâce pour tous (cf. Lc 4, 18-19).
Par la foi, au cours des siècles, des hommes et des femmes de tous les âges, dont le nom est inscrit au Livre de vie (cf. Ap 7, 9; 13, 8), ont confessé la beauté de suivre le Seigneur Jésus là où ils étaient appelés à donner le témoignage de leur être chrétiens: dans la famille, dans la profession, dans la vie publique, dans l’exercice des charismes et des ministères auxquels ils furent appelés.
Par la foi, nous vivons nous aussi : par la reconnaissance vivante du Seigneur Jésus, présent dans notre existence et dans l’histoire.
14. L’Année de la foi sera aussi une occasion propice pour intensifier le témoignage de la charité. Saint Paul rappelle : « Maintenant donc demeurent foi, espérance, charité, ces trois choses, mais la plus grande d’entre elles, c’est la charité » (1 Co 13, 13). Avec des paroles encore plus fortes – qui depuis toujours engagent les chrétiens – l’Apôtre Jacques affirmait : « A quoi sert-il, mes frères, que quelqu’un dise : ‘J’ai la foi’, s’il n’a pas les œuvres ? La foi peut-elle le sauver ? Si un frère ou une sœur sont nus, s’ils manquent de leur nourriture quotidienne, et que l’un d’entre vous leur dise : ‘Allez en paix, chauffez-vous, rassasiez-vous’, sans leur donner ce qui est nécessaire à leur corps, à quoi cela sert-il ? Ainsi en est-il de la foi : si elle n’a pas les œuvres, elle est tout à fait morte. Au contraire, on dira : ‘Toi, tu as la foi, et moi, j’ai les œuvres ? Montre-moi ta foi sans les œuvres ; moi, c’est par les œuvres que je te montrerai ma foi’ » (Jc 2, 14-18).
La foi sans la charité ne porte pas de fruit et la charité sans la foi serait un sentiment à la merci constante du doute. Foi et charité se réclament réciproquement, si bien que l’une permet à l’autre de réaliser son chemin. En effet de nombreux chrétiens consacrent leur vie avec amour à celui qui est seul, marginal ou exclus comme à celui qui est le premier vers qui aller et le plus important à soutenir, parce que justement en lui se reflète le visage même du Christ. Grâce à la foi nous pouvons reconnaître en tous ceux qui demandent notre amour, le visage du Seigneur ressuscité. «Dans la mesure où vous l’avez fait à l’un de ces plus petits de mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait» (Mt 25, 40) : ces paroles du Seigneur sont un avertissement à ne pas oublier et une invitation permanente à redonner cet amour par lequel il prend soin de nous. C’est la foi qui permet de reconnaître le Christ et c’est son amour lui-même qui pousse à le secourir chaque fois qu’il se fait notre prochain sur le chemin de la vie. Soutenus par la foi, regardons avec espérance notre engagement dans le monde, en attente «d’un ciel nouveau et d’une terre nouvelleoù résidera la justice » (2 Pi 3, 13; cf. Ap 21, 1).
15. Parvenu désormais au terme de sa vie, l’Apôtre Paul demande à son disciple Timothée de « rechercher la foi » (2 Tm 2, 22) avec la même constance que lorsqu’il était jeune (cf. 2 Tm 3, 15). Entendons cette invitation adressée à chacun de nous, pour que personne ne devienne paresseux dans la foi. Elle est une compagne de vie qui permet de percevoir avec un regard toujours nouveau les merveilles que Dieu réalise pour nous. Engagée à saisir les signes des temps dans l’aujourd’hui de l’histoire, la foi incite chacun de nous à devenir signe vivant de la présence du Ressuscité dans le monde. Ce dont le monde aujourd’hui a particulièrement besoin, c’est du témoignage crédible de tous ceux qui, éclairés dans l’esprit et dans le cœur par la Parole du Seigneur, sont capables d’ouvrir le cœur et l’esprit de beaucoup au désir de Dieu et de la vraie vie, celle qui n’a pas de fin.
« Que la Parole du Seigneur accomplisse sa course et soit glorifiée » (2 Th 3, 1) : puisse cetteAnnée de la foi rendre toujours plus solide la relation avec le Christ Seigneur, puisque seulement en lui se trouve la certitude pour regarder vers l’avenir et la garantie d’un amour authentique et durable. Les paroles de l’Apôtre Pierre jettent un dernier rayon de lumière sur la foi : « Vous en tressaillez de joie, bien qu’il vous faille encore quelque temps être affligés par diverses épreuves, afin que, bien éprouvée, votre foi, plus précieuse que l’or périssable que l’on vérifie par le feu, devienne un sujet de louange, de gloire et d’honneur, lors de la Révélation de Jésus Christ. Sans l’avoir vu, vous l’aimez ; sans le voir encore, mais en croyant, vous tressaillez d’une joie indicible et pleine de gloire, sûrs d’obtenir l’objet de votre foi : le salut des âmes » (1 Pi 1, 6-9). La vie des chrétiens connaît l’expérience de la joie et celle de la souffrance. Combien de saints ont vécu la solitude ! Combien de croyants, même de nos jours, sont éprouvés par le silence de Dieu alors qu’ils voudraient écouter sa voix consolante ! Les épreuves de la vie, alors qu’elles permettent de comprendre le mystère de la croix et de participer aux souffrances du Christ (cf. Col 1, 24), sont un prélude à la joie et à l’espérance où conduit la foi : « Lorsque je suis faible, c’est alors que je suis fort » (2 Co12, 10). Nous croyons avec une ferme certitude que le Seigneur Jésus a vaincu le mal et la mort. Avec cette confiance assurée nous nous en remettons à lui: présent au milieu de nous, il vainc le pouvoir du malin (cf. Lc 11, 20) et l’Église, communauté visible de sa miséricorde, subsiste en lui comme signe de la réconciliation définitive avec le Père.
Confions à la Mère de Dieu, proclamée « bienheureuse parce qu’elle a cru » (Lc 1, 45), ce temps de grâce.
Donné à Rome, près de Saint-Pierre, le 11 octobre 2011, en la septième année de mon Pontificat.


[1] Homélie pour l’inauguration du ministère pétrinien de l’Évêque de Rome (24 avril 2005) :AAS 97 (2005), 710 ; DC 102 (2005) p.547.
[2] Cf. Benoît XVI, Homélie de la messe sur le Terreiro do Paço, Lisbonne (11 mai 2010) :Insegnamenti VI, 1 (2010), 673 ; DC 107 (2010), p. 515.

[3] Cf. Jean-Paul II, Const. Apost. Fidei depositum (11 octobre 1992): AAS 86 (1994), 113-118; DC 90 (1993) p. 1-3.

[4] Cf. Rapport final du second Synode extraordinaire des Évêques (7 décembre 1985), II, B, a, 4 in Enchiridion Vaticanum, vol. 9, n. 1797 ; DC 83 (1986), p.39.

[5] Paul VI, Exhort. Apost. Petrum et Paulum Apostolos, à l’occasion du XIXème centenaire du martyre des saints Apôtres Pierre et Paul (22 février 1967) : AAS 59 (1967), 196; DC 64 (1967) col. 484-485.

[6] Ibid. 198.

[7] Paul VISolennelle Profession de foi, Homélie pour la concélébration du XIXè centenaire du martyre des saints Apôtres Pierre et Paul, en conclusion de l’Année de la Foi (30 juin 1968) : AAS60 (1968), 433-445 ; DC 65 (1968) col. 1249-1258.

[8] ID., Audience générale (14 juin 1967) : Insegnamenti V (1967), 801 ; DC 64 (1967) col. 1162.

[9] Jean-Paul II, Lettre Apost. Novo millennio ineunte (6 janvier 2001), n. 57: AAS 93 (2001), 308 ; DC 98 (2001), p. 88.

[10] Discours à la Curie romaine (22 décembre 2005) : AAS 98 (2006), 52 ; DC 103 (2006), p. 63.

[11] Conc. œcum. Vat.II, Const. Dogm. sur l’Église Lumen gentium, n. 8.

[12] De utilitate credendi, 1, 2.

[13] Cf. Augustin d’Hippone, Confessions, I, 1.

[14] Conc. œcum. Vat. II, Const. sur la liturgie Sacrosanctum Concilium, n. 10.

[15] Cf. Jean-Paul II, Const. apost. Fidei depositum (11 octobre 1992): AAS 86 (1994), 116; DC 90 (1993), p. 1-3.

[16] Augustin d’Hippone, Sermon 215, 1.

[17] Catéchisme de l’Église catholique, n. 167.

[18] Cf. Conc. œcum. Vat. I, Const. dogm. sur la foi catholique Dei Filius, chap. III : DS 3008-3009 ; Conc. œcum. Vat. II, Const. dogm. sur la Révélation divine Dei Verbum, n. 5.

[19] Benoît XVI, Discours au Collège des Bernardins, Paris (12 septembre 2008) : AAS 100 (2008), 722 ; DC 105 (2008), p. 827.

[20] Cf. Augustin d’Hippone, Confessions, XIII, 1.

[21] Jean-Paul II, Const. apost. Fidei depositum (11 octobre 1992) : AAS 86 (1994), 115et 117; DC 90 (1993), p. 1-3.

[22] Cf. ID., Lett. enc. Fides et ratio (14 septembre 1998), nn. 34 et 106 : AAS 91 (1999), 31-32, 86-87. DC 95 (1998), pp.913 et 938.




http://www.vatican.va/holy_father/benedict_xvi/motu_proprio/documents/hf_be…







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MessagePosté le: Mar 24 Juil 2012 - 10:01    Sujet du message: Foi 2012-2013 Année de la Foi



TRADUZIONE IN LINGUA FRANCESE
Communiqué à propos de la Note de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi
relative aux indications pastorales de l'Année de la foi


L'Année de la foi a été annoncée par la Lettre apostolique Porta Fidei du 11 octobre 2011. Elle débutera le 11 octobre prochain, cinquantième anniversaire de l'ouverture du Concile oecuménique Vatican II, et se conclura le 24 octobre 2013, en la solennité du Christ Roi. Comme il l'a annoncé à l'aube de son pontificat, Benoît XVI entend replacer au centre de l'attention ecclésiale la rencontre avec Jésus-Christ, et avec la beauté de la foi qu'il dégage. Consciente des questions dont la foi est sujet, l'Eglise ressent comme tout à fait actuelle la question que le Seigneur se posait: Lorsque le Fils de l'homme reviendra sur terre, y trouvera-t-il encore la foi? (Lc 18, 8). Si la foi n'est pas revitalisée, déclarait le Saint-Père lors des voeux à la Curie Romaine (22 décembre 2011), si elle n'est pas une conviction profonde et une force tirée de la rencontre avec le Christ, aucune réforme ne sera efficace.
 A la demande du Saint-Père, en collaboration avec certains dicastères et le Comité préparatoire de l'Année de la foi, la Congrégation a rédigé une Note sur les indications pastorales de l'Année de la foi. Constitué près cette même congrégation, ce comité compte le Cardinal William Levada, le Cardinal Francis Arinze, le Cardinal Angelo Bagnasco, le Cardinal Ivan Dias, le Cardinal Francis E. George, le Cardinal Zenon Grocholewski, le Cardinal Marc Ouellet, le Cardinal Mauro Piacenza, le Cardinal Jean-Pierre Ricard, le Cardinal Stanisław Ryłko et le Cardinal Christoph Schönborn, Mgr. Salvatore Fisichella, Mgr. Luis F. Ladaria, Mgr. Mario Del Valle Moronta Rodríguez, Mgr. Gerhard Ludwig Müller et Mgr. Raffaello Martinelli.
 Daté de l'Epiphanie et publiée le lendemain, le document comprend une introduction, qui rappelle que l'Année de la foi entend contribuer à raviver chez tous les fidèles l'adhésion au Seigneur et à approfondir la foi. Ainsi pourront-ils être des témoins crédibles du Ressuscité, capable d'indiquer aux autres la porte de la foi.
 Le début de l'Année de la foi coïncide avec deux grands évènements de l'histoire de l'Eglise, l'ouverture de Vatican II (11 octobre 1962), concile voulu par le bienheureux Jean XXIII, et le Catéchisme de l'Eglise catholique (11 octobre 1992), voulu par le bienheureux Jean-Paul II.
 "A partir de la lumière du Christ, ...le Concile Vatican II a voulu approfondir la nature intime de l'Eglise et son rapport avec le monde contemporain... Après le concile, l'Eglise s'est engagée dans la réception et dans l'application de son riche enseignement, en continuité avec toute la tradition, sous la sûre direction du magistère".
"Pour favoriser une correcte réception du concile, les Souverains Pontifes ont convoqué à plusieurs reprises le Synode des évêques, ...en proposant à l'Eglise des orientations claires par le biais d'exhortations apostoliques post-synodales. La prochaine assemblée générale du Synode (octobre 2012) aura pour thème: La nouvelle évangélisation pour transmettre la foi chrétienne".
"Depuis le début de son pontificat, Benoît XVI s'est fermement engagé en faveur d'une juste compréhension du concile, repoussant comme erronée ce qu'on appelle "l'herméneutique de la discontinuité et de la rupture" et promouvant ce qu'il a baptisé "l'herméneutique de la réforme" et du renouveau dans la continuité".
 Le Catéchisme de l'Eglise catholique, "fruit authentique du Concile Vatican II" qui prend place dans un "renouveau dans la continuité", comprend "du neuf et de l'ancien". Il reprend l'ordre traditionnel de la catéchèse qu'il articule en quatre parties: le Crédo, la liturgie, l'agir chrétien et la prière, tout en l'exprimant de manière à répondre à notre temps.
L'Année de la foi sera une excellente occasion pour étudier et diffuser le contenu de Vatican II et du Catéchisme.
 Les indications pastorales de la Note tendent à favoriser "la rencontre avec le Christ grâce à de vrais témoins de la foi, comme une meilleure connaissance des contenus de la foi". Celles ci n'entendent pas exclure d'autres propositions que l'Esprit pourrait susciter de par le monde parmi pasteurs et fidèles. Etant donné que ses compétences ne se limitent pas à la défense de la doctrine authentique et à la correction des erreurs, la Congrégation pour la doctrine de la foi apportera son soutien à tout ce qui favorise la vérité de la foi (Pastor Bonus, nn. 48-51).
 Les propositions de la Note s'articulent en quatre parties: 1) Eglise universelle; 2) Conférences épiscopales; 3) Diocèses; 4) Paroisses, Communautés, Associations et Mouvements, dont voici quelques exemples.
Parallèlement à l'ouverture solennelle de l'Année de la foi et aux autres manifestations présidées par le Pape, tels le Synode des évêques de 2012 ou la JMJ de 2013, on suggère des initiatives oecuméniques destinées à favoriser le rétablissement de l'unité des chrétiens. Ainsi, une cérémonie oecuménique solennelle réaffirmera la foi dans le Christ de tous les baptisés.
Les conférences épiscopales sont encouragées à améliorer la qualité de la formation catéchistique universelle comme celle des catéchismes et manuels locaux, afin qu'ils soient parfaitement conformes au Catéchisme de l'Eglise catholique. La même attention sera portée à l'utilisation des techniques de la communication et de l'expression artistique: émissions de radio et télévision, films et publications sur la foi et son contenu, sur la valeur ecclésiale de Vatican II, y compris pour le grand public.
Au niveau diocésain ensuite, cette année particulière devra être une occasion de faire dialoguer positivement foi et raison, par le biais de congrès ou de journées d'étude, notamment près les universités catholiques. Mais aussi d'organiser des cérémonies pénitentielles, qui insisteront tout particulièrement sur les péchés contre la foi.
Enfin, dans les diverses structures base de la communauté ecclésiale, on insistera sur la célébration de la foi dans la liturgie, tout particulièrement dans l'Eucharistie car, "dans l'Eucharistie, mystère de la foi et source de la nouvelle évangélisation, c'est la foi de l'Eglise qui est proclamée, célébrée et fortifiée". De toutes ces initiatives doivent naître, croître et dépendre toutes les autres propositions, en particulier celles des nouvelles communautés et mouvements ecclésiaux.
 Un Secrétariat pour l'Année de la foi sera institué près le Conseil pontifical pour la nouvelle évangélisation, qui coordonnera les initiatives des dicastères romains comme celle de dimension ecclésiale universelle. En mesure de proposer des initiatives pour l'Année, il disposera d'un site internet spécifique destiné à fournir toutes les informations sur son déroulement.
Les indications pastorales de la Note de la Congrégation pour la doctrine de la foi veulent inviter tous les fidèles à s'engager dans l'Année de la foi, afin de "partager ce que le chrétien a de plus cher, le Christ Jésus, rédempteur de l'homme, roi de l'univers, principe et finalité de la foi"


http://press.catholica.va/news_services/bulletin/news/28627.php?index=28627… IN LINGUA FRANCESE
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MessagePosté le: Ven 12 Oct 2012 - 15:25    Sujet du message: Foi 2012-2013 Année de la Foi

MERCI
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Thomas
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MessagePosté le: Jeu 15 Nov 2012 - 11:08    Sujet du message: Foi 2012-2013 Année de la Foi

Les bases de notre foi:
Conversion à Jésus-Christ


ZF12111407 - 14-11-2012
Permalink: http://www.zenit.org/article-32550?l=french
Trois chemins pour trouver Dieu : le monde, l'homme, la foi

Catéchèse de Benoît XVI


Anne Kurian
ROME, mercredi 14 novembre 2012 (ZENIT.org) – Benoît XVI évoque trois « chemins pour arriver à la connaissance de Dieu » : le monde, l’homme, la foi.


Le pape a en effet poursuivi son cycle de catéchèse sur la foi, ce mercredi 14 novembre 2012, dans le hall Paul VI au Vatican. Il était entouré de personnes du monde entier, dont un groupe de jeunes francophones qui a chanté spontanément un « Alléluia, proclamez que le Seigneur est bon » après la salutation en français.


Si Dieu a toujours « l’initiative » dans le chemin de foi de l’homme, cependant il « respecte toujours sa liberté », a souligné Benoît XVI. L’homme a donc une réponse à donner, il ne s’agit pas de rester passif, mais d’agir pour connaître Dieu.


Quels sont les moyens à sa disposition ? Le pape en a cité trois « qui peuvent ouvrir le cœur de l’homme à la connaissance de Dieu », trois « signes qui conduisent à Dieu » : le monde, l’homme, la foi.


Pour emprunter le chemin de la connaissance de Dieu à travers « le monde », l’homme est invité à « retrouver la capacité de contempler la création, sa beauté, sa structure ». Car le monde « n’est pas un magma informe », a expliqué Benoît XVI, mais au contraire, « plus nous en découvrons les merveilleux mécanismes, plus nous voyons un dessein, nous voyons qu’il y a une intelligence créatrice ».


Pour illustrer son propos, le pape a cité Albert Einstein, qui constate que dans les lois de la nature « se révèle une raison si supérieure que toute la rationalité de la pensée et des systèmes humains est en comparaison une réflexion absolument insignifiante ».


Le deuxième chemin n’est autre que celui de « l’homme » à l’intérieur de lui-même : pour se faire, il s’agit de retrouver la « capacité de s’arrêter, de regarder en profondeur en soi-même et d’y lire cette soif d’infini que l’on porte en soi », soif qui « renvoie à Quelqu’un qui puisse la combler ».


Enfin, le troisième chemin, « la foi », se vit dans la pratique même de la vie de foi : « celui qui croit est uni à Dieu, il est ouvert à sa grâce, à la force de la charité », a souligné Benoît XVI, estimant que la foi est un chemin d'évangélisation de soi-même et des autres.



En effet, d'une part la vie de foi « devient témoignage du Ressuscité », car cette foi vécue « ne craint pas de se montrer dans la vie quotidienne », et d'autre part elle « convertit notre vie quotidienne, transformant en nous les mentalités, jugements de valeur, choix et actions concrètes ».



Le pape a aussi dénoncé des écueils de la foi, vue comme une « illusion, une fuite de la réalité, un refuge confortable, du sentimentalisme », ou encore comme « un simple système de croyances et de valeurs ».


En réalité, a-t-il insisté, la foi est « implication de toute la vie » et avant d’être « une doctrine, une morale », elle est « l’évènement de la rencontre entre l’homme et Dieu en Christ Jésus », elle est « l’accueil de la personne de Jésus ».


C’est pourquoi le chrétien doit avant tout « regarder et faire regarder vers le Christ », c’est-à-dire « rendre toujours plus transparent son témoignage de foi, en purifiant sa vie pour qu’elle soit conforme au Christ » et c’est alors qu’il sera « une voie privilégiée pour ceux qui sont dans l’indifférence ou dans le doute quant à leur existence et leur action ».


Pour Benoît XVI, ces trois chemins sont des « réponses de la foi à l’athéisme, au scepticisme, à l’indifférence envers la dimension verticale, afin que l’homme de notre temps puisse continuer à s’interroger sur l’existence de Dieu ».
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MessagePosté le: Jeu 15 Nov 2012 - 11:10    Sujet du message: Foi 2012-2013 Année de la Foi

Dieu ne se lasse pas de nous chercher


ZF12111406 - 14-11-2012
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Dieu ne se lasse pas de chercher l'homme

Dieu a toujours l'initiative, par Benoît XVI


Anne Kurian
ROME, mercredi 14 novembre 2012 (ZENIT.org) – Dieu ne se lasse pas de chercher l’homme, a déclaré Benoît XVI ce mercredi 14 novembre 2012.
Le pape a en effet poursuivi son cycle de catéchèse sur la foi, ce matin, dans la salle Paul VI du Vatican.
Il a d’abord rappelé « que l’initiative de Dieu précède toujours toute initiative de l’homme », ce qui signifie que dans le chemin de l’homme vers Dieu, c’est « Lui qui nous éclaire, nous oriente et nous guide », tout ceci, « en respectant toujours notre liberté », a précisé Benoît XVI.
Le pape a illustré son propos par l’expérience racontée par saint Augustin au livre X de ses "Confession": « ce n’est pas nous qui possédons la Vérité après l’avoir cherchée, mais c’est la Vérité qui nous cherche et nous possède ».
En outre, a-t-il ajouté, non seulement Dieu a l’initiative dans le chemin de foi de l’homme, mais « il ne se fatigue pas de nous chercher », car « il est fidèle à l’homme qu’il a créé et sauvé, il reste proche de notre vie, car il nous aime ».
Cette certitude doit accompagner le chrétien chaque jour, a-t-il estimé, dans un monde où il est difficile pour le chrétien de « communiquer la joie de l’Evangile », à cause de « certaines mentalités diffuses ».
Même le baptisé, a fait observer le pape, risque « d’être aveuglé par les scintillements de la mondanité, qui amenuisent notre capacité à parcourir » les chemins vers Dieu.
Alors que par le passé, en Occident, « c’était plutôt celui qui ne croyait pas qui devait justifier son incrédulité », aujourd’hui, c’est « la foi qui est souvent peu comprise, contestée, refusée », a constaté Benoît XVI.
Et cette situation de l’homme, « séparé de Dieu », a laissé place « à une conception ambigüe de la liberté, qui au lieu d’être libératrice finit par lier l’homme à des idoles », a-t-il poursuivi. Or, « si Dieu perd la centralité, l’homme perd sa juste place, il ne trouve plus sa place dans le créé, dans les relations avec les autres ».
Le pape a donc encouragé les baptisés à ne « jamais cesser d’affirmer la vérité sur l’homme et sur son destin », à savoir que « l’aspect le plus sublime de la dignité humaine se trouve dans cette vocation de l’homme à communier avec Dieu ».
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MessagePosté le: Jeu 15 Nov 2012 - 16:43    Sujet du message: Foi 2012-2013 Année de la Foi

Merci Thomas , très beau texte de Benoit XVI, plein d'amour et de foi.
J'aime beaucoup ses écrits car ils nous interpellent et ils sont très clairs.


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MessagePosté le: Aujourd’hui à 15:59    Sujet du message: Foi 2012-2013 Année de la Foi

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